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Tome premier.
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enfin , est de faire usage des four-neaux.

Ces retranchemens ne font pasaisés à occuper , íur-tout ceux desPlaces d’armes rentrantes, lis leieroient encore bien moins , siavee de la maçonneries ils étoientgarnis de fraises > & que le fondde leur fo/Té fût muni de palissa-des ; en ce cas Pennemi n’auroitd’autre parti à choisir, que de mi-ner pour s’y faire un passage. Maisce choix ne seroit pas fans diffi-culté, si le fossé étoit vigoureuse-ment défendu.

Le retardement que doit procu-rer Patraque de ces retranchemensest d'autant plus utile , qu'il reculede quelques jours celle des autrespieces plus importantes , & pro-Jonge par conséquent la redditionde la Place, Ceux à qui c Gouver-neur consie le commandement deces postes , doivent avoir foin des’assurer la retraite , en fe retran-chant avec des palissades , ou enconstruisant un tambour de char-pente aux gorges de ces ouvrages;lorsqu'il s’agít de les abandonner,il les faut ruiner de fond en com-ble j par l’esset des fourneaux, siPon n’aime mieux différer pour en-sevelir Pennemi dans les ruines.

* C H E M I H creux , voyezRAVIN.

* CHEMIN desRondeSi en ter-me de fortification : C’est Pefpaceque Ton 'aisloit anciennement pourle passage des Rondes, entre le ta-lus extérieur du parapet du corpsde Pouvrage d’unc Place , & lamuraille du revêtement exhausséeà hauteur d'appui.

CHEMISE: Ce terme est vieux;il signifìoit le revêtement de mu-raille , qu’on donnoit aux ouvra-ges de terre , particulièrement àceux qui font de terre fabloneufe ,qui fans cela auroienr besoin d’UnTome /,

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trop grand talus pour se soutenir,& se r oie n t trop de montée : Oitdit aujourd’hui, ouvrage revêtu ,Place revêtue.

CHEMISE de maille ; C'cstun corps de chemise fait de plu-sieurs mailles. ou anneaux de fer,qu’on met fous l’habit' , commeune arme défensive.

CHEMISES d feu , en termede marine : Ce font des pieces devieilles voiles de diverses gran-deurs, qui étant soufrées, & im-bues de compositions combustibles,s’attacbent avec quatre clous aubordage du bâtiment ennemi qu'onveut brûler . en y mettant ie feuavec une mèche.

CHENAL : C’est un mot cor-rompu de canal, qui veut dire uncourant d’eau ; qui est une ma-niéré de riviere, que bornent desterres de chaque côté, soit natu-relles , soit artificielles , & danslaquelle un vaisseau peut passes. Oiicourt risque de perdre le vaislèausi on n’ensile pas bien les che-naux , parce .que lés bords sontplats. Chenaler , c’est chercher unpaiîàge dans la Mer, en un lieuoù il y a peu d’eau , en suivantou rangeant les sinuosités d’un che-nal , loit par le secours des bali-ses , soit par celui de la sonde.

CHÊNE : 11 y a plusieurs espe-ees de chêne. II n’y a point demeilleur bots pour bâtir les navi-res , fur tout quand il a depuis cin-quante ans, jufqu’à cent soixante ,& il dure jusqu’à six cens ans fansdégénérer, & jusqu’à quinze cents ,étant employé en pilotis , dumoins félon le sentiment de quel-ques uns i car il y a beaucoup degens qui he le font pas tant durer.

* CHENEÁV. Canal de plombqui porte fur la corniche d’un bâ-timent , pour recevoir les eauxdu comble, Sc les conduire par f*Cd