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iles Pinces , poyr communiquerLux ouvrages détachés , font auíîìportés par des chevalets »
CHEVALET : Quand chaquebataillon arrive dans un camp ,c’est le piquet qui eít chargé defaire le chevalet. Pour cet effet ,pendant que les compagnus ten-dent leurs tentes , les Sergens depique» détachent six hommes avecdes haches, & des serpes, pouraller couper au bois le plus pro-chain , deux fourches & un tra-vers pour faire ce chevalet , qu’onmet à la droite du camp de cha-que bataillon , en travers de lapremiere tente des Grenadiers, aupremier faisceau un pas en avant.
Quand le chevalet est fait, onfait reprendre les armes aux Sol-dats , & on les leur fait poser àdroite & à gauche du chevalet ,en leur commandant de ne points'écarter ; & Iorsqu’on en a lerems, on y fait faire un abri, cou-vert de branches d’arbres ou depaille , pour garantir les armes deJa pluie.
CHEVALET, terme de ma-rine : C’est une machine avec unrouleau mobile , qui sert à pasièrles cables d’un lieu à un autre.
* CHEVALET, en termed’Artificier » est un poteau que Tonplante en terre, ou qui est soute-nu sur terre par trois ou quatreareboutans : il est traversé tout enhaut par une barre de fer plane &sur tranche , sur laquelle on placeles fusées l’unc après Vautre pourles tirer.
CHEVALIER : La plus an-cienne des Chevaleries que nosRois aient instituées avec quelquerègle , est celle de l’accolade, par.ce que les Chevaliers étoient re-çus par le Prince avec des baisers ,accolades, & autres semblables cé-rémonies,
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On voir Mans Phistoire de Gré-goire de Tours , que nos Rois dcla premiere race baiíòient les Che-valiers à la joué gauche , eh leurdonnant le baudrier , 8c la cein-ture dorée , qui étoit alors la mar-que de Chevalier , les croix n’é~tant pas encore en usage. C’estde-là qu’est venu Pancìen proverbe SBonne rerrommée vaut mieux queceinture dorée . Comme les Poisaccordoient quelquefois cette fa-veur à des gens de peu de mérite»tandis que d’autres d'une granderéputation en étoient privés , quel-ques-uns de ceux-ci prirent poucdevise ce proverbe.
* CHEVALIER ; C’est sousPbilippe-Auguste qu’on commençaà faire une plus grande mentionde ce qu’on appelloít Miles , Che-valier en François. Les Chevaliersfaifoient déjà un corps distinguédans les armées , suivant le rap-port de Grégoire de Tours, com-me on l*a vu plus haut.
Un Chevaliers du tems de Phi-lippe-Auguste , étoit un homme denaistmce , qui avoit fait preuvede noblcsiè par de bons titres , &dc valeur par de belles actions, 8eà qui la Chevalerie avoit été con-férée avec certaines cérémoniesdont nous avons le détail dans desmortumens anciens , qu’on nom-me cérémoniaux , & qui consif-toíent dans quelques préparatifs ,tels que le bain » & la veille d’ar-mes dans une Chapelle, ou à l'ar-mée dans une mine , & ensuitedans la cérémonie de chausser leséperons , de ceindre l’épée , & derecevoir l’accolade d’un Chevalier •On distingue deux sortes de Che-valiers ; sçavoir ceux du premier»& ctux du second rang, Les pre-miers étoient les Chevaliers Ban -nerets , ainsi nommés , parce que»I ayant astez de terres & aster cte