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ordinairement de la façon demesurer par íolive , que par che-ville.
CHEVILLER : C’est mettre ,pousser & frapper les chevillesdans les trous, qui ont été per- 1cés pour îes recevoir. Ces trouspour les vaisseaux se font par desMaîtres Perceurs , c’est-à-dire ,par des Ouvriers , qui ne travail-lent qu’à cette forte d’ouvrage ,pour lequel il faut une plus gran-de expérience,que peut-être on nefe Pimagineroit, car de-là dépendla conservation du vaisseau. Pourpeuqu’on manque à bien cheviller,Peau s’infmue , & pourrit la che-ville & le bois , & les petites voiesd’eau , qui se font par ce déíaur »étant d’abord imperceptibles , el-les ont déja tiré à grande consé-quence , lorsqu’on vient à s’enappercevoir : & si c'est en mer ,il arrive quelquefois qu’il n'estplus sems , ou qu’il n’y a paslieu d’y remédier , à cause quec’est fous Peau. Outre cela il y ades chevilles , qui entrent dansla quille & qui ne vont pas jus-qu’au bout du trou qui est percépour les recevoir , & il faut rem-plir par dehors le vuide de cetrou , qui est d’un ou de deux pou-ces & demi, ce qui demande beau-coup de foin & d’adreílè.
CHEVILLOTS : Ce font despièces de bois tournées , dont onfe sert quand on veut lancer lesmanœuvres , le long des côtésd’un vaisseau : c’est proprementune forte dégrossi; cheville.
CHEVRE , est une machinecomposée de trois pièces de boisjointes ensemble par le haut, dis-posées en triangle , & qui se sou-tiennent les unes les autres.Deux de ces pièces dc bois for-ment une espece d’échelle , quise termine en pointe au haut de la
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machine. Vers le tiers de la hau-teur , ou à trois ou quatre pied»du bas est un tourniquet, auquelelt attaché un cable , oui paflè par-dessus une poulie, placée au hautde la chevre.
Avec ce cable on éleve un far-deau en faisant mouvoir le tour-niquet , & rouler sur lui le cableou la corde. La poulie du haut dela ckevre est quelquefois mouflés ,c’est-à-dire , composée de plu-sieurs poulies attachées ensemble,& alors Peste t de la machine estbien plus grand , c’est-à-dire ,qu’avec la même force , on élevedes poids bien plus pesons.
On fe sert de la chevre pourélever les canons , & les mortiers,&. les placer fur leur affût, & pourtoutes les autres manœuvres dePartilierie.
Les deux jambes de la chevredoivent être de bois de brin dechêne, un peu courbées en dedans,longues de douze ou quinze pieds,équarries de sept pouces de face »fur trois pouces d’épaislèur , & dequatre aux épaules des mortoises ,oh font situés les trois épars debois d’orme ou de chêne.
Le premier épars a de longueursept pieds , équarri de cinq pouce*fur deux , lequel est situé à neufpouces du bas des jambes , entrantdans les mortoises faites de Pé-paisseur des jambes. Les éparsfont amoindris par les bouts dedeux pouces fur la largeur, dansla longueur de six pouces , afind’écarter les jambes en cet endroitde six pieds. Les tenons d’épars ,qui sortent en dehors les jambesde deux bons pouces , font ar-rêtés <ie chevilles de bois ou defer.
Le treuil qui est de bois d’orme,est long de cinq pieds six pouces.Le diamètre du milieu a huit pou-