ftst retranchement qui se faital-ex-trémité du château d’avant.
COMBAT , est une action » soitgénérale , soit particulière , d’unearmée contre une autre. J’ai faitvoir au mot de bataille , la diffé-rence qu’ii y avoir entre celle-ci &un combat.
Le hazard , & une infinité devues différentes , enragent des af-faires : il n’y a point de réglésprécises fur ce sujet ; mais en gé-néral on peut dire que le desseinde combattre doit toujours êtrepris librement. On ne s’y doit ja-mais laisser forcer par fa faute ,& un Général prudent dans la con-duite de fa campagne , toujoursattentif aux démarches de l’enne-mi, réglé la sienne de façon qu’ilne prend jamais leçon de lui ; sesdémarches & ses campemens leconduisent toujours à f exécutionde son dessein de combattre avecavantage , ou de subsister aveccommodité.
En cette occasion , un génie su-périeur l’emporte à ia longue sur uninférieur. II a dans le cours d’unecampagne plusieurs tems avanta-geux, qui multipliés valent le fruitd’une bataille , dont, après tout ,Pé.vénement est toujours incertain.11 engage un combat particulier ,quand il le trouve nécessaire ; cequ’il ne fait jamais fans sçavoirbien précisément quelle est , ouquelle peut être ía force du corpsennemi qu'il veut combattre , astnde le faire attaquer par un corpssi supérieur , que l'événement n'enpuisse point être balancé. La ré-putation & la constance des trou-pes dépend toujours de la ma-niéré dont un Général s’engagedans une affaire particulière , quicoute souvent beaucoup , quandelle n’est pas entrepffe avec pru-èeîKe & connoìssmcç*
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Iì y a des combats particuliersdonnés par des armées entieres ,à desiein d’engager une affaire gé-nérale.
* On lit dans l’Histoire diffé-rentes ruses dont se sonr servis desGénéraux pour engager Pcnnemiau combat. Je me contenterai d’enrapporter quelques exemples. O thonCrumpein , "*hef des troupes deChristiern , Roi de Dannemarck ,feignant de craindre l’armée Sué-doise , réussit à Pengager à la ba-taille de Weter , oíi les Suédoisfurent vaincus. Cromwel dans ledesiein d’en venir à un combatavec Tannée Ecosiòife , fit sem-blant de retourner en Angleterre ,faute de vivres , feignant d’avoirperdu toute espérance de réussirdans les vues qu’il avoit fur PE-coslè. Les Ecosiòis qui s’imagi-nerent que l’armée ennemie leuréchappoit , sortirent de leur campretranché pour suivre Cromwel ,qui fit volte-face , & les défit àla bataille de Dumbare. LouisXII.Roi de France ayant desiein d’en-gager les Vénitiens dans une af-faire générale , & les ayant trou-vés trop avantageusement postés& trop bien retranchés pour lesattaquer , fans risquer une partiede son armée , eut recours h. dif-férend moyens , par lesquels il lesattira enfin hors de leur camp ,& les défit. Henri IV. ayant faitlever le siège de Meulan au Duede Mayenne , & comptant fur lavaleur dc ses troupes , ne souhai-toit rien tant que d'engager unebataille. II tourna versroissy , quele Duc avoit pris avant le siègede Meulan , espérant qu’il le feroitdécamper pour venir au secours decette Place , ce qui donneroit lieuà une bataiPe. Le Roi vit avecplaisir le succès de son entreprise,Lc Duc de Mayenne arriva à Pois-