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sy avec son armée. Bientôt aprèsle Roi íui enleva cette Place , &lui tua beaucoup de monde» LesGénéraux de l'Antiquité haran-g-ioicnt leurs Soldats pour les ani-mer au combat. On le fait encorequand îe tems le permet ; maisil n’y a point de harangue qui vaillece que dit Henri I V. avant qued’engager un combat : » £nfans ,
» ie fuis votre Roi , vous êtes*> François ; voilà les ennemis :
9> donnons.
* COMBINAISON : C’est Partde trouver en combien de manié-rés différentes on peut varier plu-sieurs quantités , en les prenantune à une , deux à deux , troisà trois , &c.
* COMBLE : C’est la charpen-terie en pente , & la garnitured'ardoifes ou de tuiles , qui couvreune maison : on l’appeile aussi toit.Comble pointu , est celui dont laplus belle proportion est un trian-gle équilatéral par son profil > &qu’on nomme aussi â deux égouts.Comble à pignon , est celui quiest soutenu d'un mur de pignonen face.
COMBLEAU , est un cordagequi sert à charger & à déchargerles pieces de canon, & à lever d'au-tres gros fardeaux avec une grue ,ou qui sort à des tours d'édufcs.
COMBLEMENT de fojsés. Lamaniéré dont les Anciens com-bloient les fossés des Places assié-gées , étoit peu différente de lanôtre ; car hors les tortues & lesmuscles , que l'invention de l'ar-tiiîerie nous a fait abandonner ,nous n'avons rien que les Anciensn’aiem pratiqué avant nous.
Ce qu'ils appelloient tortues deterre , n'étoit autre chose qu’unfossé creusé en terre , & blindépar-dessus en forme de gallerie ,tiré de la derniere parallèle de
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claies jusques fur îe bord du 5M.Ils se servoient d’une autre métho-de dans les foliés secs : ils ou-vraient une galerie souterraine jus-ques dans Ie folié ; ils y entroientpar une ouverture à la comr'es*carpe, ou ils élevoient une gale-rie de charpente jufqu’au mur,qu'ils sappoient à couvert de cettemachine. Les Anciens ne se ser-voient de cette méthode que dansles cas où le bélier étoit inutile.Mais la commune façon étoit 1ccomblement dufoffé.
C’étoit sous ces tortues de terre,ou conduits de mines fous les mus-cles , & sous les tortues poussésfur le bord de la contrescarpe,queles Soldats à couvert travailloientau comblement. Ils fe servoientde pierres » de troncs d’arbres Sc >de fascinages , le tout mêlé avecde la terre. II falloit que ces sor-tes d’ouvrages fussent d’une très-grande solidité » à cause du poidsprodigieux des machines qui pot*raient dessus » qui eussent enfon-cé , st cette cspece de chausséeavoir été composée d’un seul fas-cinage.
II étoit difficile aux assiégés d’em*pêcher le comblement du soft ,lorsque les assiégeans étoiem unefois logés fur la contrescarpe. Tou-te leur ressource étoit dans leursmachines de jet, & dans lesarri*fices lancés pat leurs balistes &par leurs gens de traits, pour ta-cher de brûler les tours & lestortues. Leurs sorties, qui éioienttoujours grandes , étoiem les plusefficaces pour réussir dans ces sor-tes d'entreprises. Celles d'Imilconà Liiybée sont célébrés. C’est àces grandes sorties que cet habileCarthaginois dut fa gloire 2c lesalut de sa Place.
COMBOURGEOIS : C est ce-lui qui a parc avec un autre à la