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Tome premier.
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fion lui donnoit fur le Militaire ,il pouvoir, tant que duroit sa com-mission , se qualifier de Duc de laNation.

Robert le Fort, Comte d'Anjou,fut Duc des François , pour avoirété Général d'une armée dans lesMarches Arrfioriques.

Quand nos Rois ne comman-doient point en personne, ils ehoi*fissinen* pour leurs Licutenans gé-néraux quelques-uns de leurs Vas-saux des plus distingués par leurnoblesse , leur rang , leurs riches-ses , & leur expérience dans laguerre. Ce choix fut arbitraire ,^usqtdà ce que le commandementdes armées fût attaché à certai-nes charges & dignités.

Celle de grand Sénéchal de Fran-ce ne devint charge militaire quefur la fin de la seconde Race. Acelle-ci succéda celle de Conné-table de France. Aujourd'hui c'estim Maréchal de France qui a lecommandement dts armées, lors-que le Roi n’y commande pas enpersonne.

Quand celui auquel le Roi con-fie le commandement de son ar-mée , n’eit plus en état de le con-tinuer , par mort » maladie ou au-trement , & qu’il y a plusieursOfficiers principaux fous lui éle-vés à la même dignité , celui quist trouve le plus ancien, soit qu'iissoient Maréchaux de France ouLieucenans généraux , commandeà ceux qui le font moins que lui,avec la même autorité que s'iìavoit pouvoir ou commission deSa Majesté pour commander enchef, & ce jufqu’à ce qu’il enait été autrement ordonné par leRoi.

La même Ordonnance a lieunon seulement à l’égard des Ma-réchaux de France & LieutenansGénéraux en ses armées - mais

encore à Pégard des postes infé-rieurs ; en forte qu’un coips oucommandement de troupes que SaMajesté a consié à une feule per-sonne , ne peut jamais fans sesordres tomber entre les mains deplusieurs.

Tout Brigadier dTnfamcrie »Cavalerie &. Dragons , qui a let-tres de service , & pouvoir d'e-xercer les fonctions de ladite char-ge , commande à tous Colonels 8cMeítres de camp François &Etrangers ; & lorsque des Briga-diers d’infanterie , Cavalerie &.Dragons » se trouvent ensembleavec lettres de service , si c’cítdans une Ville fermée, celui d’in-fanterie commande préférablementà celui de Cavalerie ou de Dra-gons ; si c’est dans un lieu ouvert& en campagne, le Brigadier deCavalerie commande , préférable-ment à celui d’Infanrerie. Pourles Brigadiers de Cavalerie & deDragons , par la même Ordon-nance du 5o Juillet 16 95. celuiqui 3 le pas fur l’autrc commandefans difficulté.

Les grandes entreprises, dit Vals-tein dans i’hiítoire de Louis XtlI.ne peuvent guéres réussir que fousla conduite tt'un seul homme : seraisonnement est véritable.

Les Romains lé trouvèrent tou-jours mal d’avoir partagé le com-mandement de leurs armées. lisne connurent jamais que J’unité& l’indépendance du chef dansune armée etoit le plus grand detous les avantages. Plusieurs ba-tailles perdues , comme celles deTrebie , de Trasimene , fous deuxDictateurs ou deux Consuls , neleur servirent pas de leçon pourl’avenir. Les Athéniens faííbiencencore pis dans le partage du cs>-r-mandement de leurs armées. 11sélifosent dix Généraux , L ch*-