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cun commandoit à son tour. Onen vu autant à la bataille de Ma-rathon , au rapport de Plutarque.
Les Cardinaux de Richelieu &de Mazarin eurent aussi presquetoujours la maxime de partager lecommandement des années. Ussvoient toujours , dit M. Ie Che-valier Folard , un Aùnilius & unVarro à la tête des armées. Ce-lui-ci étoit dans la faveur , leurami, leur parent, ou leur adula-teur.fîrezé , Châtillon » &
tant d’autres en font une bonnepreuve ..... Cette politique du-ra encore quelque teins fous lerégné de Louis XIV. Le Maréchalde la Ferré n’étoit pas un hom-me à être donné pour collègue augrand Turenne.
Le Roi ouvrit les yeux , & lecommandement alternatif disparutpour faire place à celui d’un l'eul,& -alors les affaires de îa guerreprirent toute une autre face. Onreconnut par les effets que Punitédu chef étoit un avantage inesti-mable dans une armée , & ç’aété , selon 1*Auteur ci-dessiis ci-té , une circonstance la plus favo-rable à la France contre ses en-nemis.
Non seulement le Général, dit*il, doit être seul à la tête d’unearmée , & son pouvoir sans bor-nes , comme chez les Turcs > maisil doit être encore indépendantdes ordres d’un Ministre , com-me M. de Turenne , qui fçut se-couer un joug dont un grand Ca-pitaine doit être toujours exempt.Mais le plus grand de tous lesavantages est celui d’un Roi à latête de son armée. C’est ce quenous avons éprouvé dans la der-niere guerre. Les campagnes bril-lantes de Louis XIV. & toutescelles de ses Prédécesseurs, n’onttic» qui approche de celle de Louis
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XV. La victoire de Fontcnoì, ïàconquête de toute la Flandre , &cela dans "espace de quatre mois»font dûs à la présente du Roi,comme à la valeur de ses troupes,& feront un des beaux morceauxde son histoire,
II n'en est pas des Générantdonc le pouvoir est lié L par-tagé par les ordres des Princesou de leurs Ministres » & quine peuvent agir ni rien faire pareux-mêmes * comme des autresqui commandent seuls , & aux-quels il est permis d’agir à leurvolonté.
Tite-Live , en faisant le paral-lèle d’Alexandre le Grand avecles Capitaines Romains qu’il au-roit trouvés dans son chemin , sil’envie lui eût pris de tourner sesarmes en Italie , dit en parlantdes Généraux dont le pouvoir estpartagé : 11 n’en est pas ainsi desRois ; non seulement ils ne con-noisl'ent point tous ces obstacles»mais ifs font maîtres des teins &des événemens- Loin d’êtrc obli-gés de suivre une impression étran-gère , ils donnent le mouvement& le branle à tout : Domini re-rum temporumque , trahunt consi»lii$ cunàa , non sequuntur.
Enfin ^indépendance , dit Ame*lot de la Houffaie dans ses Reste-xions politiques fur Tacite, estun grand avantage dans un Géné-ral d’armée pour Pexécution desgrandes choses. Germanicus au-roit achevé de subjuguer toutePAllemagne » si Tibere n’eut pasété jaloux de sa gloire. Le Ducd'Albe auroit pris Rome & le PapePaul IV. si Philippe II. son Maîtreeût été de i’humeur de Charleí-Quint. Le Comte de Rantzeau,depuis Maréchal de France , ad-roit infailliblement surpris la Ci-tadelle de Gand|(comme on a v»