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Tome premier.
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matin la tranchée, & empêcherl'ennemi d'y travailler pendant lejour.

L’ennetm ne manque pas defaire des retours pour s'épaulercontre ses lignes de contre-appro-ehs en poussant une autre pour lajoindre. Par-là il croit la rendreinutile ; mais cette ligne peut em-pêcher d u moins la Cavalerie d’a-gir contre les sorties, que le Gou-verneur peut faire fur h tète desattaques.

Outre cela , si on pousse une au-tre ligne de contre-approche pluséloignée , & plus étendue que lapremìere , eiie sert au même usa-ge , Sc rend à Faurre celui pourlequel on l’avoit construite. Sonutilité s'étend encore plus loin ,puilque le feu de cette même lignevoyant en flanc Sc de revers cellede ^assiégeant , ii Fempêche decauser aucun dommage.

Si Fenncmi a pousl? sa tranchéeen ligne droite, & fort loin deFenfilade de travaux de la Place ,í’il Fa assurée de redoutes de dis-tance en distance , on doit obser-ver si les lignes d’entre deux fontvues » ou non,de celles da contre-approche.

Si elles font couvertes , on enfait une qui puiíle les découvrir.Mais si outre les redoutes , les af-lìégeans construisoient de grandesplaces d’armes , il n'y a d’autrcexpédient que celui de faire unegtofle sortie , & de les attaquer àcoups de fusils Sc de grenades.Pendant ce tems-là il faut d’autresdécachemcns commandés à ce sujet, qui les chargent en flanc » &que le canon & h mousquetterie dela Place fassent sur les redoutes unfeu continuel.

C’est cher les Modernes , & nonchez les Anciens , qu’ii faut cher-cher Porìgine de ces chicanes har*

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dks& sçavantes des assiégés su! 1les assiégeons. On en attribue Pin.vencion au Marquis d’Huxelles ,depuis Maréchal de France, à Udéfense de Mets, M. le ChevalierFolard n’en croit rien , & il dit,que toutes les défenses où Fon a ditque Jes Gouverneurs étoient alléspar des contrs-Approckes aux aiïìé-geans , font des imaginationsécloses dans les Cassés , quoiqu’ily ait des résistances , qui fournis-lent quelques ouvrages aílòz appro-chons.

On a quelques exemples , ouïes,assiégés pour chicaneries ennemis,fe lont servis d'une rangée de ton-neaux , de ballots, de fascinesou de gabions qu'on poussoirà la faveur de la nuit, depuissangle saillant de la contrescarpe,en Favançant dans la campagne àcent ou quatre-vingts pas,afin d’en*nier le matin la tranchée » retar-der les travaux du jour » & dé-truire même ceux de la nuit, enlogeant derriere ces tonneaux unbon nombre de Fusiliers & quel-ques petites pièces de campagne.La chose est d’autant plus facileque les affiégeans n’oseroient gue*rcs tenter de s'en rendre les maî-tres fans s'exposer au feu de touteune Place , & que les assiégésn'ont rien à craindre du canondes aífiégeans , dont les embra-sures ne sy'auroientêtre de ce côté.

On peur quelquefois par une vi-goureuse sortie f emparer d’uneparallèle & la tourner à son avan-tage , le revers pouvant servir d*parapet en avançant des flanesauxdeux extrémités » Sc y loger ducanon. On peut bien en rigueurdonner le titre de contrt-appro-ckes à ces fortes de chicanes ; el-les font infiniment meilleures quetoutes les tontre - Approches dumonde*