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Tome premier.
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SS 4 C O

première retombée d’un aré oud'une voûte.

COUSSINET : C’est aussi uneespece de coin » qui '.err à soute-nir le mortier sur ion affût.

COUSTIERES, terme de ma-rine , font de gros cordages , quisoutiennent les mats d'une galère ,& Jui servent de haubans. L'arhrede Mcílre a cinq couJHerss à cha-que côté & le trinquet trois,

« COUTEAU âe chasJe : M. îeMaréchal de Puyfcgur , qui a re-connu Pmutilité &. ì'incommodirédes épées & des sabres que i'In-fanterie porte , propose en leurplace des couteaux de chajse , dontla lame auroit vingt un pouces delong Sc seroit large & taillante desdeux côtés jufqu’à moitié de falongueur , la poignée d’environcinq pouces de long, forte, légere& de bois On pourroít même ,dit-il , accommoder la poignée ,de maniéré à en mettre le boutdans le canon dn fusil , ainsi queles Grenadiers avoient leurs hayon*nettes avant Tufage de celles quifont à douille. Mais de quelquemaniéré que l'on accommode lapoignée du couteau de chajse 3cette arme fera plus utile à port- rque Pépée. Cela est si vrai , quedans tous les détachemens que l’onfait à l'armée pour aller à la guerre,& pour faire des attaques , soitGrenadiers ou autres Soldats , neportent point leurs épées , & ilsfont persuadés qu’eile ne leur estd’aucune utilité,& qu'étant très-in-commode h porter,elle les empêchede fe mouvoir dans les actions.

COUTEAU de Charpentier.Les Charpentiers ont toujours uncouteau avec eux , dont ils fe fer-rent au lieu de compas , pour pla-cer des lignes fort sines.

COUTELAS , épée de sin acierfort tranchant, large St courte.

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* C OUTILLE ou cou$;TILLE , arme offensive, dont feservoient quelques Soldats Fran-çois au XV. siecle , & vers ietems de Charles VII. C'étoit uneeípece d'épée dont il est fait men-tion dans nos anciens historiens,fous le nom de Cultellus. Elleétoit plus longue que les épéesordinaires » & tranchante depuisla garde jufqu’à ia pointe , fortmenue & à trois faces ou pans,P. Daniel Tom. II. p 1274.1275,Voyef Lobineau , Hist. de BreuTom. /. p. 56?,

* COUTILLIER , c'est-à-dire,fort vraisemblablement un Soldatqui fe fervoit d'une coutille. P. Da-niel T. II. p. 1274. Chaque Lanceou homme d’armes des compa-gnies d’Ordonnance qu’établitChar-les VII. devoir être payé pour sixpersonnes, lui-même compris dansce nombre , dont trois seroientArchers à cheval , un Coutiílier& un Page ou Valet, un d .. C’estapparemment la même chose queles CoutiUeurs qui fe trouvent par*mi les Officiers de la maison duDuc de Bretagne. Lobineau Tom.II. pig. 1471. Les régies de laMilice du Duc de Bourgogne Char-les , rapportées par Gollut, Mem»de Bourg. L. X, c. p6. portentque les hommes d’armes aurontlong estoc , roide & léger, cou-teau taillant pendant au sénestrecôté de la selle, feront montés detrois chevaux , dont l’un fera suffi-sant pour courre & rompre lan-ces , qu’il ait chaufrains & plumes& aussi bardes , s’il en peut recou-vrer : les deux autres chevaux nesoient moindres de prix de trenteéeus,"& I’autre de vingt écus, pourporter leurs Pa ge&cCouftillier', le*quel Couftillier est habillé de bri-gand in , ou de corset fendu au cô-té à la façon d’AUcmagne :