flerin, salade , siamards » faites oubrayers d’archier, de avant bras àpetite garde , gantelets, javeline àarrêt, légiere » & la plus toidequ’il pourroit trouver pour lacouchier au besoin : & soit four-ni de bonnes épées & dagues Ion -gués , tranchant à deux côtés. Lemême Gollut dit » chap. 98. lesChefs d’escadres Hc leurs Lieute-nant avoient chacun un Coujìillierd’armes , payé par le Duc , fai-sant en tout le nombre de douzeCoufHlliers ;la charge defquelsétoitd’aller avec le Fourrier <îe la gar-de pour prendre les logis ; deuxd'iceux pour esquades ; de dresserle logis pour leur esquade,& le tiersrctournoit au-devant pour guider &conduire l’efquade en son logis.
II y a apparence que le r.oin deCoutillier , a été formé du nom deCoatiUe , comme on a formé lesnoms de Piquier , Grenadier , Fu-silier , Canonier , Carabinier , desnoms de Pique , Grenade > Fusil ,Canon , Carabine , &c.
* COUTURE , terme de mer :On appelle coutures ouvertes lesespaces calfatés d'où i'étoupe ducalfat est sortie,
* COUTURES . ou -Us deplanches dans les écluses, sont dessentes , qui se trouvent entre lesplanches ou bordages , que l’onremplit ordinairement d’étoupesou de calfat, pour empêcher l’eaude passer au travers.
COUVERT, en terme deguerre, signifie défendu , lieu oùon est cn fureté. On dit : ce bas-tion est couvert d’un ouvrage àcorne : ce camp est couvert d’unmarais & d’un bois : ce rempartest couvert d’un parapet.
On appelle par excellence lecorridor chemin couvert » parcequ’il 3 pour parapet le glacis deVesplanade. On dit , la frontièretó çnytrtt par de fortes Lisses»
* C OU VERTE, signifie auLevant Pont ou Tillac, Un vais-seau qui porte couverte est un vais-seau ponté. On appelle aussi cou *verte dans un vaisseau , ou cou-verte de Visocele de proue , un es-pace où l’on charge i’artillerie »& d'où l’on jette les aijsons , quisont des ancres à quatre bras,
* COUVERTURE , maçonne-rie ou charpente qui couvre unbâtiment ; il se dit aussi de lapartie extérieure de la couverturequ'on appelle toit.
Couverture d’ardoisc , de tuile ,de plomb , 8rc.
Couverture h claire voie : c’estcelle dont les tuiles sont peu pres-sées,
t * COUVERTURE, en termade guerre , íe dit d'un parapet ,d’une colline , qui sert de couver-ture au logement, à un camp ,peur dire qu’ils mettent à cou-vert des ennemis , qu’ils serventde défense.
COUVRE-FACES & Cohtre-gardes , font termes fynonimesdans les fortifications.
COUVRE-FEU : Signal de re-traite qu’on donne dans les Ville*de guerre pour fe coucher, pouravertir qu’on ne forte plus. Parune Ordonnance de Philippe deValois , iì paroîc qu’on sonnoit lecouvre-feu au soir & au point dujour , & qu*à Laon on sit défen-dre la cloche du Beffroi, pour pu-nir les habitans d’une séditionqui étoit arrivée. Pasquier dit ,qu’on appelloit autrefois le couvre-feu , ou courfeu , & par corruptioncarfou , ou lélon d’autres gaufou ,la cloche qui averti/ïòit de se meureà couvert des débauchés Sc des vo-leurs de nuit. On l’appelle en Gai»cogne chaffe-Ribuuds.
* COUVRIR, en terme dcguerre , signifie mettre quelque1 «orpt au-deveat de soi pour fe dé-