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C’est le tems oìi l’on commence 4voir un peu clair le matin. Crépustule du soir : c’cít le tems , quis’écoule depuis que le Soleil secouche sur l’horison , julqu’à ceque la nuit soit venue.
* CRÊTE , en fortification , estune butte aux environs d’une Pla-ce , dont l’ennemi le sert quelque-fois avantageusement pour avan-cer ses approches.
CREUX d'un vaiffeau : C’estla hauteur qu’il y a depuis le des-sous du premier pont jusques furla quille , ou la distance* qui dtentre les baux , & les varangues.Le creux d'un vaisseau se meíùiedu deííòus du fond de cale , juí-qu’au premier pont par son des-sous , & à Ion côté , fous les gout-tières , qui dì Pendroit le plusbas , fans y comprendre la rondeur des baux & du tillac. C dì àPembelle qifon mesure, ou à untiers de la longueur du vaistèau , àprendre du devant , qui est: Pen-droit le plus bas de tout le bâti-ment. Pour donner à un vaisseauson creux par proportion à sa Ion*gueur, ìlfautqu’il ait par ebaquesdix pieds de long de Pétrave à J’é-tambord un pied de creux. Parexemple , cent pieds de long don-neront dix pieds de creux fousPembelle. Néanmoins il y a quel-ques vaisseaux , qui ont cent qua-rte pieds de long , ou qui font dedeux pieds plus courts que lescent pieds, & qui ont pourtant dixpieds de creux. Mais cela est rare.
CRI des armes : Les Turcs» &quelques autres Nations abordentPcnnemi dans ses combats avec dt’grands cris , soit pour Peffrayer,soit pour empêcher leurs proprestroupes de s’efírayer par les crisde Pennemi. Mais parmi les Puis-sances de l'Europe , le cri (Larmesdepuis longtems n'est plus cn ula*
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ge. On eroit qu’en France il futaboli fous le régné de Charles Vif,tems , où les bannières & les Ban«ncrcts ne subsistèrent plus à laguerre , parée que les compagniesd’Ordonnance furent instituées, &les Gentilshommes fieffés dispen-sés á’amener leurs Vaslàux au ser-vice. Le cri de guerre de nos ar»mées étoit Montjoie , S, Denis,S . Jacques étoit celui desCastillans;S. Georges celui des Anglois jS, Malo , ou S . Yves y celui desDucs de Bretagne ; S. Lambert ,celui des Liégeois ; L ainsi desautres.
Outre ce cri commun à touteune Nation , les Seigneurs, & decertaines familles en avoient, quileur étoient propres. Plusieurs deces nobles & anciennes maisons,comme les Montmorencis, & lesBeaufremonts , ont conservé cescris d'drmesyQnmanicie de devise?dans ses écus de leurs armes. Dutems d’Hcnri IV. les Espagnol?crioient encore dans les combats ;Espagne*
On observe à présent un grandsilence dans les armées, quandelles font íur le point d’en veniraux mains. Chacun est attentif auxordres des Officiers > les Subalter-nes à ceux des Généraux, lesSoldats à ceux des Subalternes.On n’entend que le bruit des tam-bours , des tymbales , & destrompettes , auquel , quand Pat-raque commence » fe joint celui del'arullerie , & des autres armes àfeu.
Mais quand on monte à faiseur,ou qu’un bataillon marche pourcharger celui , qui lui est opposé,ou qu’un escadron en attaque unautre * on crie : tue , tue - lesEspagnols en pareille occasioncrient : A mat.
* CRI, terme de Blason : C’*u