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Tome premier.
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fist ou plusieurs mors» en formede devise, qu’on place ordinaire-ment au cimier des armes. Com-me ces mots étoient anciennementfur les bannières , c'étoit» dans lesbatailles , le cri de ceux qui sui-voient une bannière. L’ancicn crides Rois de France » étoit Mont-joie, Saint Denis. Dans les Tour-nois les Hérauits d’armes fatíoientauífi le cri des Chevaliers qui en-troient en lice.

CRIBLE. Tout le monde con-noìt le crible, qui elt une maniéréde tamis, ayant un cercle de boisau tour , & une peau de parche-min entierement percée par destrous ronds , ou de différente fi-gure.

CRIBLER, est percer. UnVaisseau criblé par ses fonds , estun vailïèau, qui a les œuvres vi-ves percées par des trous de vers.On dit aussi qu’un vaisseau est cri’lié , quand il est percé de coupsde canon.

CRÍCQ : C’est un instrumentde méchaniquc composé d’uneroue dentelée , qui se tourne avecune manivelle » & qui donne lemouvement à une barre de fer den-telée aussi. On se fendu cricq pourlever toutes fortes de fardeaux.

De toutes les machines , donton se sert pour lever de gros far-deaux, le cricq est une des mieuximaginées ; car un seul hommepeut hausser un fardeau , que íìx nepourroient quelquefois pas lever.On s'en sert aux carrosses , auxcharriots, & en bien d’autres oc-casions, mais il est plus spéciale-ment attaché à Partillerie.

Le cricq est pour rordinaire unepiece de bois, ou arbre » haut detrois pieds , & épais de quatrepouces fur huit dans lequel est en-c’nasséeune crémaillère , qui par lemoyen à’unt* manivelle ion &

fentre pour hausser le fardeau,ou pour le remettre en son repos.

Cette crémaillère est longue dedeux pieds huit pouces. La gorgequi est de fer au haut de la cré-maillère a un pouce six lignes, í'evuide de !a gorge trois pouces sixlignes, la faillie du crochet au basde la crémaillère a cinq pouces,II est frété de deux frétés , d’unepar en-haut de l’épaillèur de deuxlignes , de ia hauteur de dix-huitlignes , & d‘une en-bas de mê-me qualité. 11 y a une plaque defer fous le pied , & treize pitons ,ou pointes de fer. 11 y a une ma-nivelle de fer pour lever la cré-maillère , & le crochet doser pourl’arrêter.

CRIMES, ou DÉLITS MIL f-TA1RES. Nous avons des Ordon-nances de François I. & de sesSuccesseurs , qui ordonnent la pu-nition des délits militaires. Ellesont été renouveiiées par LouisXIV. & par Louis X'/. Ces délitsinilitaires font amplement détail-lés dans le Code Militaire Tom.II. pag. 6. & suiv.

Au mot Discipline , je parleraide celle des Romains , des Gau-lois , des premiers François » &des changemens qu’on y a faitsdans les dissérens rems de la Mo-narchie jusques k présent : on yvoit aussi ies dissérentes fortes decbâtimens , dont on ufoit enversles Soldats coupables, mais je n’aique succinctement expliqué ces dif-férentes fortes de punitions. En-trons ici dans le détail des crimesdes Soldats.

La connoissmee des crimes quifont commis par les gens de guer-re , soit Officiers ou Soldats en-vers les habitans des lieux où ilsíont en garnison , ou autres Su-jets de Sa Majesté , appartient auxjuges des lieux , lesquels pourtanf