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pavillon de l’artimon ou du Con-tre-Amiral, doit être d*une sixièmepartie plus court » & d’une moitiéplus mince que le perroquet , furlequel il est arboré. Le pavillon debeaupré ne s'arbore guéres qu’auxjours de réjouissance & de para-de , ou pour faire reconnoître levaisseau pard’autres vaisseaux. Sonbâton doit avoir les trois quarts delongueur, & la moitié de l’épais-seur du perroquet de beaupré.
Le pavillon , ou renseigne depoupe , est commun à toutes for-tes de vaisseaux , & chacun a ialiberté de le mettre. Son bâton oufa garde doit être de la longueur& de i’épaislèur qui font ci-dessusmarquées pour le bâton du pavil-lon du grand mât. II semble qu’i!feroit plus raisonnable que ce pa-villon & son bâton fussent plusgrands que ceux du grand mât ,parce qu’ils font plus bas , & qu'ilspeuvent tenir plus ferme ; maisils se trouvent assez grands, & pa-roissèm même beaucoup plus grandsque les autres , qui étant guindéssi haut en paroiíTcnt beaucoup pluspetits. Les bâtons des pavillonsqui s'arborent fur des mâts de hu-ne , doivent être plus longs quene feroient les perroquets , maisceux qui se mettent sur les perro-quets d’artimon, doivent être pluscourts que les perroquets. Les bâ-tons de girouettes auxquels les gi-rouettes font attachées , doiventavoir un quart de la longueur dumât de hune, ou du perroquet furlequel ils font arborés, & ils doi-vent avoir assez d’épaisièur pourremplir la place du bâton de pavil-lon. Les Anglois les tiennent unisdepuis le dessus du choquer jus-qu'en haut , mais les Hollandoisy. font un petit ton par le haut ,lequel nom de petit ton , qui esten Hollandois connue enFrançois,
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on prétend venir d’une tonne, outonneau , qu’on mettoit autrefoisau haut des mâts pour tenir le ga-bier ou la Sentinelle.
PAVILLON de conseil : C’estun petit pavillon qu’on arbore àbord du Commandant, quand ilveut tenir conseil. Ce pavillon estblanc chez les Hollandois.
PAVILLON de combat , pavil-lon rougt : On ne s’en sert plusen France. II ne peut être arboréfur les vaisseaux de Sa Majesté au-cuns pavillons , flammes , ni en-seignes de poupe » que de couleurblanche , soit pendant la naviga-tion » ou dans les combats : ilest seulement permis qu’on seserve de la couleur rouge , 8c au-tres pour les signaux. Òn met or-dinairement neuf cueilles au pa-villon rouge.
V^ISSEAU-PAVIL-L O N : C’est le vaisseau qui estcommandé par quelqu’un des Of-siciers généraux qui ont droit deporter pavillon dans une arméenavale » & qui d’ordinaiie fontaccompagnés de vaisseaux seconds,ou de vaisseaux matelots. II y eutà la Hogue des vaiflêaux brûlés »qui auroient pû se se sauver, s'ilsn’avoient pas trouvé plus à proposde suivre leur pavillon.
PAVILLON en berne ; Mettrepavillon en berne. On met rensei-gne de poupe en berne , en met-tant toute sa longueur ensemble,& la hissant tout au haut du bâton,& i’autre bout d u pavillon prendvers Peau , de maniéré qu’il nepeut voltiger que tout ensemble ,& comme s’il étoit tollé. L’ufagede ce pavillon en berne est de ser-vir de signal » soit pour appellerla chaloupe du vaisseau , si ellen’est pas à bord , ou pour deman-der du secours.
. Amener pavillon , c’est le bais;
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