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Tome troisieme.
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quelquefois»lorsqu’on mouille dansdes rades soit fréquentées»

J-\EDAGNE , terme de marine :C'eit un marche-pied , où le For-çat qui rame pose ie pied qui estenchaîné.

* PEDERERO ; nom Portu-gais d’unc efpece de pierrier » quisert particulièrement à lancer despierre*, des morceaux de fer » &c.pour arrêter l’ennemi qui vient àsabordage. Ce mot est adopté parquelques - uns des voyageurs Fran-çois, & généralement adopté parceux d’Angleterre.

.* PEDOMETRE: C’cst lenom d’un instrument de Mathéma*tique composé de plusieurs roues,avec une aiguille extérieure , &c.dont ie mouvement est proportion-né à un certain nombre de pasd’homme , pour servir à mesurer ,cn marchant, la distance d’un lieuà un autre»

* PELARDEAUX : Ce sontdes pièces de bois, qu’on couvrede poix & de bourre pour boucherles écubiers ou les trous que iecanon fait dans un vaiíîèau pen-dant le combat.

PELICAN , étoit autrefois unepiece d’artilierie , qui porroit six li-vres de balles, Sc qui pefoit deuxmille quatre cens livres.

PELLE de lois simple , ougarnie de fer: Cest un instrumentpurement de bois » ou de bois gar*ni de fer , qui est composé d’unmanche,& d’une partie appcllée îeplat de la pelle. On s’en sert pourIe lervice de terre, & pour Jeservice de mer; sur terre, à fairedes lignes , à travailler aux tran-chées , &c. fur mer, à remuer lelest , lorfqu’il est de terre , de fa-ble ou de petits cailloux. On s’ensert aussi dans les magasins & furles vaisseaux à remuer les bleds ,1c sel & autres choses,

PELOTE d feu : On s’ensert la nuit pour éclairer dans unfosse, ou ailleurs. Pour la faire ,on met de la poix résine une par-tie , du soufre trois parties , duialpêtre une livre. On fait fondre& incorporer le tout ensemble avecdes étoujns , & de cela on faitdes pelotes pour jetter dans unfosse, ou ailleurs.

PELOTONS d’infanterie • Ondonne ce nom à de petits Corpsd’infantcrie , de vingt, trente, ouquarante hommes , qu’on envoyécn détachement, ou pour quelquepetite expédition. On entrelaceordinairement des pelotons d'srr-fanterie parmi les escadrons , 8cils y font d’unc grande uti'ité»L’Hiíloire Ancienne & Moderneest toute remplie de ces forces d’e-xemples ; Sc tous les grands hom-mes , qui s’en font servis , poursuppléer à la foibleíse de leur Ca-! valtrie , eu pour s’asTurcr la vic-toire, s'cn font toujours bien trou-vés.

Ces pelotons combattent inférésdans les escadrons » 8c dans lerems que ceux*ci en viennent auxmains avec ceux de l’ennemi, lespelotons fe jettent entre les inter-valles , les prennent en flanc àcoups de fusils 8c de bayonnettes.A la bataille de Pavie » où lespelotons d'infanterie commcnce-rent à paroítrc pour la premiersfois » depuis les Anciens , quinzecens Arquebusiers choisis fur toute{‘Infanterie Espagnole , & dressesà cette façon de combattre , fu-rent seuls ia cause de la défaite dela Gendarmerie Françoise , alorsla plus redoutable & la plus dé-terminée de l'Europe. Si le Con-sul Sempronius, fort cn Infante-rie , & foible en Cavalerie , cnallant contre Annìbal , eut placéentre ses e cadror.s des pelotons