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Tome troisieme.
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Vasseoit sur )a culasse , & on 1eremplit de poudre bien fine, quel’on bat sans la dégraincr » c nforte qu’il y entre une fois & demie autant de poudre que le pe,tard en contiendioit fans être bat-tue.

II est bon de mettre un bâtonperpendiculaire fur le milieu dc laculasse, de l'épaisseur d’un pouceou un peu plus, selon la grosseurd'un pétard, On met tout au tourde ce bâton la poudre sine & bienbattue , 8c après que le pétard estchargé , on retire le bâ'on , & l’onremplit l’efpace qu’il occupoit depoudre sine, qu’on ne bat peint :ainsi pour Pamorcer, on fait untrou h la charge par la lumière,jusques fur le milieu de )a culasse,8c l’on remplit encore ce vuide depoudre bien battue , ce qui aug-mente l’esset du pétard , à causeque cette poudre du milieu prendtoujours mieux.

Quand Jc pétard est chargé juf-qu'environ deux doigts près de iabouche, on met f r la poudre untranchoir de bois , ou plusieurscartons bien forts ; Pon achevé dcle remplir avec de la cire iaune ,de la poix Grecque & de la téré-benthine. Le bon pétard doit avoirun pet>t rebord en dedans » asinque le ciment tienne mieux. Ensinon couvre le tout d’une toile ci-rée , qu'on lie tout autour , asinque la pluie n’y entre point, Scl’on observe de le porter toujoursla cuhfiè cn bas, pour éviter quela charge ne tombe ; la fusée doitêtre d’une composition qui fasteson esset un peu lentement , asinque le Pctardier ait le teins dele retirer , quand il y aura misle feu.

Lorfqu’on veut fe servir du pé-tard , on Patrache à une grosièpiece de bois fort, qu’oq met dç-

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vant fa bouche, 8c auquel on lelie par les anses , s’ii n*a pointde rebord ; ou avec quatre grosclous plantés dans le rebord, s’ily ena un qui soit percé ; ou avecdes clous à crochet, s'il ne l estpas. Cette piece de bois qu’on ap-pelle madrier, doit être serrée avecde bonnes lames de fer, milescn croix par dessus , asin qu’ellene fe brise pas. On y fait au i\îi-licu un creux rond , un peu en-foncé , fur lequel on met le pe-tard 3 8c on y ajoute à un boutune anse ou crochet pour ratta-cher contre l’endroit qu’on veutpetarder.

Si on peut approcher de la por-te , qu’on veut faire fauter, on yattache le madrier , avec un oudeux tire-fonds, le joignant au-tant qu’on peut à la porte , asinqu’il faste plus d’esset.

Si la porte étoit ferrée , &qu’on n’y put pas planter des tire-fonds , on y mettroit une four-chette » qui foutiendroit le ma-drier. Quelquefois même on enmet une à chaque côté du pétard ,pour le soutenir mieux ; & c’estainsi qu’on rapplique contre lesherses & les barrières.

Quand on ne peut pas appro-cher , on attache le pétard au boutd'un pont volant , qui est arméau bout de deux pointes de fer,Sc l’on pousse le pont avcc rapi-dité , asin que les pointes entrantbien avant dans la porte » le pé-tard s'y trouve joint le plus prèsqu’il fe peut.

Les steches dont on se sert dansces sortes d’occasions > valent beau-coup mieux que les ponts. Cettemachine est plus Jégere 8c plus fa-cile à construire. Voyep FLE-CHES.

Si le fosté étoit trop large » onpourroit fe servir d’une machine.