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Tome troisieme.
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Si toutes les Villes étoîent bâ-ties & gardées comme le font au-jourd'hui les Places de guerre , lepétard & les autres surprises ncleroient pas des attaques qu’onosât entreprendre contre elles.Pour se garantir du pétard , il fautmettre des palissades & des bar-rières avancées devant les portes»soit qu’il y ait des ponts , soitqu'il n'y en ait point, aíîn que l’cn-nemi ne puine pas approcher fansqu’on en soit averti par le bruitqu'il fera en les brisant.

S’il y a quelque partie du rem-part qui flanque la porte » on ymettra du canon , s’il se peut » &Ton assignera ce poste à quelquesMousquetaires , avec ordre de s'yrendre & de faire feu dès que Mal-larmé sera donnée. On tient fur lehaut de la muraille de grosses pier-res pour jetter contre ceux qui ap-procheront.

On peut aussi faire des trous à laporte , pour tirer contre le Petar-dicr, y mettre une bascule pourle faire tomber dans le sosie , s'ily en a , ou faire une efpece de sou-ricière pour le prendre par lecorps , tenir au Corps-de-gardede petits canons chargés à mi-traille, & braqués contre la porte :

Enfin , l'cmbarrasser avec descharriots , tables, barriques plei-nes de fumier , & tâcher d'arrèterceux qui feront entrés , tandisqu’on tirera toujours de dessus lamuraille contre les autres , & queceux de dedans se mettront enétat de repousser l'ennemi. Voyeçfur les pétards les Œuvre s Mili-taires Tome II. page ;y 6* fuiv. -.XVII. 6* page 227 6* Juiv, 5.XVII . XVIII. (r XIX.

PéTARDER : C’efl appliquerJe pétard.

PÉTARDIER : Cest celui quiAttache 1 c pétard» Ce n’est point

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une fonction particulière. Tous lesOfficiers peuvent appliquer le pé-tard.

* PETEROLLES. Cc font depetits pétards que font les enfansdans les nus » avec du papier Scun peu de poudre. On peut lesmettre au nombre des garnitures.

Les Ordonnances de Police fontdéfenses de tirer aux jours de ré-jouissance , dans les rues & placespubliques , aucuns pétards , pisto-lets , & autres artifices ; & celapour éviter les incendies,

•PETITE guerre. VoyeçGUERRE.

PETRINAL, ou poitri/uf, étoitune arme, laquelle tenoit le mi-lieu entre l'arquebuse & le pistolet.On s'en fervoit fous François I.& il en est fait mention dans unerelation du siège de Rouen » parHenri IV. en 159». Cette armeplus courte que le mousquet , maisd'un plus gros calibre étoit portéeà cause de fa pesanteur à un bau-drier , & couchée fur la poitrinede celui qui la vouloir tirer, c'dìpourquoi elle étoit appellée poirrt-nal.

* PEUPLER : C'est , en char-penterie,garnir un vtìide de pieecsde bois , espacées à égales distan-ces , ainsi on dit peupler de po-teaux une cloison , peupler de so-lives un plancher , peupler dechevrons un comble , peupler depilots une fondation.

PHAJOFNÉE : Cest un bâ-timent du Japon , dont les GrandsSeigneurs se fervent pour aller sepromener , à peu près comme onse sert des yachts en Hollande. IIy a dans le milieu une chambrepour le Maître du bâtiment. Elleest couverte de natte ; & les ar-mes du Propriétaire font élevéesau-dessus.

PHALANGE , chez les Grecs,