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Tome troisieme.
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fctoít toute une armée réunie en ustseul Corps.

Les Soldats qui compofoient laphalange , y éroient extrêmementpielSës , & les divisions qui y pou-voient ctre nc laisiòient entr’cllesaucuns intervalles bien marqués.Quint-Curfe dit que la phalangedes Macédoniens étoit un grosd'hommts ferrés dans leurs rangs.Par ce moyen ces hommes cn pré-sentant leurs sari lies » ou longuespiques , formoient une barrièreinaccclfíble. L\sset d’une phalangequi en venon à la charge devoitêtre terrible. Comment des trou-pes dans tels autres arrangemensqu’on les eût pu meure, auroient-elles pu résister à une multituded’hommes mises en malle , laquel-le jnasle hérissée dans toutes lesfaces de plusieurs rangs de piques ,tomboit si pesamment sur ce quilui étoit opposé y que rien nc de-voir être capable de résister à Conchoc.

Mais auífi il falloit à la phalangeun terrein qui lui convînt : autre-ment sa force auroit diminué con-sidérablement. Un Corps aussi gros,aussi pesant, qui ne se partageoitpoint , avoir besoin d'un vastechamp pour manœuvrer » Lcs'il setrouvouà f étroit , ou sur un ter-rein inégal ,ii devenois bien moinsredoutable.

La phalange ne se manioir passi aisément 8c sur tout terrein ,ainsi que faisoit la Légion Romai-ne. Elle étoit plus ou moins nom-breuse ; mais on nc âonnoit gue-res ce nom à un Corps moindrede sept à huit mille hommes.

21 n'estpas fur si toute l'Jnfan-terie d’une armée ne compofoizqu’uncfcul e phalange. Cela paroî-rroir rel, iì on s'en rapportait àce qui est écrit des batailles d’A-lexandre » oà il n’est jamais parié

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de la phalange Macédonienne qu’-au singulier , 8c comme dkmCorps unique. Le reste de farinéedc ce Conquérant ne consistoitqu'en Cavalerie, & en des Soldatsarmés à la légere , qui - mis parpentes troupes , garnisiòicnt lcdevant & ies côtés de la phalange.

Cependant il paroît par le récitd’auircs batailles , que quand l’In*tante rie d’une armée étoit bien! nombreuse , on la partageoit au[ moins en trois phalanges , qui femettoient fur une ligne, ou enseéhonl’une fur l’autrc , quand on; étoit dans un lieu étroit, ce quiformoit trois especcs de lignes.C'elt de la coutume de diviser unearmée en trois grosses phalanges »qu’est venue depuis celte de parta-ger les armées en trois Corps prin-cipaux , dont celui du milieu Rap-pelle Corps de bataille > 8c les deuxautres les ailes.

Les arrangemens dissérens quepouvoiem prendre ks phalangesd’une armée , avoient des nomssignificatifs à ces arrangemens. Sile centre ou Corps de batailleavançoit plus que les ailes, & for-moit par-là une figure d’anglt sor-tant , cela s’appelloit faire Vem*holon , du terme Grec e/*/S»Ao¥qui signifie un éperon : li au con-traire le centre-le trouvoit plus re-culé que les ailes, ce qui faifoit unefigure d’angle rentrant, cela s'ap-pelloit faire le peplegmenon , d’unterme dérivé cle celui deQuand plusieurs phalanges etoientmiles l’une fur faune pour choquede tête , cela s’appelloit taire lepléfion.

Les Grecs donnoient diversesformes à leurs phalanges , il y enavoit de pleines dans icur centre ;d’autres donc le centre étoit ven-de pour y pouvoir placer dc la Ca-