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Tome troisieme.
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liere , ou à-pcu près équivalente :

Si elle est couverte par quantité«le dehors ; quels & combien ;parce qu’il faut s’attendre à autantd’affaires, qu’d y en aura épren-dre :

Si les chemins couverts sontbien faits, contrcminés & paliflà-«lés ; st les glacis en sont roides ,Sl non commandés des pieces su-périeures de la Place :

S’il y a desavanc-fofiés, & quelsils sont :

Si les sosies sont revêtus & pro-fonds , secs ou pleins d’eau ; dequelle profondeur ; si l’eau estdormante ou courante ; s’il y a desécluses ; quelle pente il peut yavoir de rentrée des eaux à leursortie :

S’ils sont secs, quelle en est laprofondeur, & si les bords ensont bas > & non revêtus. Au tes-te , on doit faire attention que lesplus mauvais de tous sont lespleins d’eau , quand elle est dor-mante.

Après s’être bien instruit de laqualité des fortifications de la Pla-ce qu’on veut attaquer , il faut voirsi quelque rideau , chemin creuxou inégalité de terrein peut favo-riser les approches, épargner quel-que bout de tranchée : s’il n’y apoint de commandement qui puis-se servir : si le terrein par où se doi-vent conduire les attaques est doux,& aisé à renverser , ou s’il est dur& mêlé de pierres , cailloux ,rocailles , ou de roches , dans le-quel on ne puisiè que peu ou points’enfoncer.

Toutes ces différences sont con-sidérables : car si c’est un terreinaisé a manier, il sera facile d’yfaire de bonnes tranchées en peude tems , & on y court bien moinsde risque ; s’il est mêlé de pierres& de cailloux, il fera plus diffici-

le , & les éclats du canon J sontdangéreus.

Si c’est un roc dur & pelé dan*lequel on ne puisse s'enfoncer , ilfaut compter d’y apporter toute*les terres & matériaux dont onaura besoin ; de faire les troisquarts de la tranchée de fascines& de gabions , même de ballot»de bourre & de laine : ce qui pro-duit un long & mauvais travail ,qui n’est jamais i l’épreuve du ca-non , & rarement du mousquet, &dont on ne vient à bout qu’avecdu tems, du péril, & beaucoupde dépense ; c’est pourquoi on évi-te , tant que l’on peut , d’auaquerpar de telles avenues.

RECONNOÎTRE un poste :C’est lorsqu’une troupe ou plu-sieurs períonnes s’en approchent.

Quand elle est dTnfanterie , laSentinelle après le qui vive , &avoir demandé le nom du régi-ment, fait faire halte, & avertitle poste qui envoie pour rcconnoUtre un Sergent ou Caporal , avecdeux ou quatre Fusiliers , la hayon-nette au bout du fusil , & présen-tant les armes.

Dans la Cavalerie , c’est leMa-réchal des Logis , ou le Brigadier,l’épée à la main , avec deux ouquatre Cavaliers , le mousquetonhaut.

RECONNOÎTRE un rxífeauou une flotte : C’est Rapprocheraslèz d’un vaislèau pour examinersa grostèur , les forces qu’il peutavoir, & de quelle nation il est.Reconnoître une terre , c’est enobserver la situation , afin de sça-voir quelle terre c’est.

* RECOUPEMENT. On nom-me ainsi certaines retraites ou di-minutions considérables, que l’onménage dans un mur d chaque as-sise de pierres , pour lui donneiplus d’cmpattemcnt.