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Te paíïàge, on pourra (Ure U Placeinattaquable par ce côté.Si le coursde cette rlviere est accompagné deprairies balles & marécageuses entout terns , ìl doit paroître encoreplus difficile de l'auaquer par cecôté.
Si la Place qu'on va reconnaître,est environnée en partie d’eaux &de marais , accessible pourtant pardes terreins secs qui bordent cesmarais , fi ces avenues accessiblesfont bien fortifiées, s’il y a des pro-cès dans les marais qui ne soientpas abordables , & qui puissentvoir à revers les attaques du ter-rer n ferme qui les Joint, ce nedoit pas être là ún lieu avantageuxaux attaques » à cause de ces pic-ces inaccessibles, & parce qu'ilfàutpouvoir embrasser ce que l’on atta-que.
Si la Place est haute « environ-née de terres basses & de marais,comme il s’en trouve aux Pays-Bas , & qu'elJe ne soit abordableque par des chaussées , il faut con-sidérer :
Si l'on ne peut point dessécherles marais ; s'il n'y a point derems dans Cannée oìi ifs se dessè-chent d'eux-mêmes » & en quellesaison ; en un mot, si Ton ne peutpas en faire écouler (es eaux » &Jes mettre à sec :
Si les chaussées sont droites outortues , enfi.ées de la Place entout ou en partie , de quelle éten-due est la partie qui ne l’est pas ,& à quelle distance de ia Place ;quelle en est la largeur, & si l'onpeut y tourner une tranchée en hdéfilant ;
Si l'on peut asseoir des batteriesau-dessous , ou à côté , fur quelqueterrein moins bas que les autres,qui puissent croiser sur les partiesattaquées de la Place :
& les chaussées font si fort en- D
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filets, qu’il n’y ait point de trans-versales un peu considérables quifasièm front à la Place d’ilfélprès ; & s’il n’y a point quelqueendroit qui put/Te faire un cou-vert considérable contr’elle, enrelevant une partie de l’épaillèucdes chaussées fur l’auire, & à qu’eí-le distance de la Place tout cela fatrouve :
Si des chauffées voisines l’unede l’autre , qui aboutiflènt à laPlace, rejoignent en quelque en-droit ; & si étant occupées par leïattaques, el'es se peuvent entre-secourir par des vues de canoncroisées ou de revers fur les piecesattaquées :
De quel'e nature est le rempartde la Place, & de ses dehors ; sielle a des chemins couverts; si leschauffées qui y conduisent y sontjointes, & s’il n’y a point quelqueavant-folfé plein d’eau courante oudormante qui les sépare.
De toutes ces considérations ondoit conclure qu’il ne faut jamaisattaquer une Place par un côté oùil se rencontre tant d’obstaeles ,pour peu qu’il y ait d’apparenced’approcher de la Place par unautre côté , parce qu’on est tou-jours enfilé, Sc continuellementécharpé par le canon, fans pouvoirs’en défendre , ni s’en rendremaître.
A l’égard de la plaine, il fautexaminer par où l’on peut embras-ser les fronts de l’attaque , parueque ceux-là font toujours à préfé-rer aux autres s
La quantité des pieces à pren-dre , avant que de pouvoir arriverau corps de la Place ; leurs quali-tés , & celles du terrein fur lequelelles font situées •'
Si la Place est bastionnée , Screvêtue :
S« la fortification en est