fant»rie borde les ravins, haïes,&c. pour faciliter celle de la Ca-valerie qui Ge met en bataille àmesure q selle paslê au delà du dé-filé pour recevoir à son tour Pin-fanterie, Lc la laisser remettre enmarche.
Les retraites ne sçauroient sefeire avec trop de lenteur & deprécaution. La tête doit être at-tentive aui mouvemens que fait laqueue , & faire des haltes fréquen-tes'pour lui donner le tems deJoindre ou de la secourir.
Si dans fa retraite on a une ri-vière à pasièr, la première ligne,après savoir pislee , se met en bataille de Pautrc côté pour proté-ger la seconde qui doit couper oureplier ses ponts derrière elle.
Les retraites, quand on est suivi,doivent 1c faire de façon qipuncpremière ligne Ce replie dans lesintervalles d'une seconde qui soitun mouvement en avant our re-cevoir Pennemi qui ne manque pasde s*abandonner fur celle qui lereplie , & qui a dû Pécarrer aupa-ravant cn faisant feu ; & pour ladeuxième, de même.
. Avant une affaire prévue, do; t3e succès est toujours incertain ,on devroit rendre la comm mica-téon de ses derrières saci'e. S’ils'y trouve une rivere , on ne fçait-roit y faire trop de ponts. L*ar-riere-garde d une armée qui se r; -tire doit être composée de troupesd'élite , parce que ía confusion s'ymettant , se communique facile-ment , & presque sans remede aureste. M. le Maréchal de Broglie ,dans les retraites qu’il a faites enBohême & en fîuviere, avoir formé à cet effet un Corps de Gre-nadiers , & un autre de Carabi-niers de Parmée.
II y a des Généraux , Sc presquetous le font, qui préféreat les re-
traite s âc nuit. lis fontreconnoftrefles chemins, & s’éloignent en di-ligence à la faveur de Pobscurité ,asm que Pennemi ne s’en apner*cevant qu'à la pointe du jour, ncpuisse les atteindre. Cependant ilsenvoient en avant de ^Infanterie; pour occuper fur leurs marchesdes collines avantageuses, s'il yen a , fous lesquelles ils puissentfur le champ meure toute leur ar«mée en sûreté . & si Pennemi s'at»tache à les poursuivre , Plnfante-rie qui occupe les hauteurs, fondfur lui avcc la Cavalerie.
II n'y a rien de plus dangereuxpour des grnsqui poursuivent in-considérément , que d’être atten-dus par dçs troupes préparées à lesrecevoir ou embusquées. Les retrai-tes font de vraies occasions pourdresser des embuscades,parce qu’oas’abandorme avec moins de •pré-caution fur de* gens qui semblentfuir , & plus cette confiance estexcessive , plus les risques en fontgrands.
Les surprises n’arrivent dans lesmarches que quand on n'est pasfur ses gardes , ou que Pon nesoupçonne aucun danger ; c'est cequM faut éviter ; car le nombre ,& même la valeur ne servent dcrien à ceux qui y sont pris.
Quand Pennemi se retire , voici'e piège qu on peut lui tendre. O»le fait suivre à la piste par un pe-tit détachement <!e Cavalerie , &Pon envoie en avant par d’autreschemins un bon Corps de troupesse placer secrcttement sur sa mar-che. Lorsque ce détachement deCavalerie a atteint Parmée enne-mie , il >a tare légèrement & seretire ai>ísi-tôt.
L’enneitii s’imDginant que toutle risque est passé » ne Poisserveplus, 8c Jaifle marcher ses trou-pes en désordre : alors ce Corps