* O ABLE: Gravier qu'on trou-
O vc sur le bord &. au fond desrivières , & dans certaines car-rières.
Lc sable des rivières employénvec ia chaux , est bon à faire dumortier. Le sable de terre deman-de moins de chaux. Le sable deCouzzol fait le meilleur ciment.
Sable noir : C’est du sable demarais.' Sable décavé : C’est dusable fossile que l'on tire des car-rières.
Sable maie , sable femelle :C’est dans un même lie deux es-peces de sables , dont la premiersest d’une couleur plus forte , &Tautre d'une couleur moins char-géc.
II y a des fables blancs, rouges,jaunes , &c.
On connort la bonté des fables ,Io.rfqu’étant mouillés ils ne tachentpoint un drap, comme fait la fan-ge , & qu’íls ne faliflènr point lesmains , quand on les to,uche.
SABLE, manger son fable ,terme de /narine : c’est tournerl’horloge avant que lc qu^rt sçitfait » & que tour lc fable soitécoulé ; ce qui est une friponne-rie punissable du Matelot, qui veut£iire lever le quart avant le temslimité.
* SABLIERE » terme dç char-pemerie : C’est une piece de boisqui se pose sur un poitrail ou surune assise de pierre dure , pourporter un pan de bois ou une cloi-son. C’est aussi la piece qui k cha-gue étage d’t& pan de bt-i§ çy rç-,
çoit les poteaux, & porte les so-lives du plancher. Sablière deplancher , est une piece de boisde sept à huit pouces de gros »qui étant soutenue par des cor-beaux de fer » sert à porter les so-lives d'un plancher. On appelleaussi sablières des efpeces de mem-brures qu’on attache à côté d’une.«outre , pour n’en pas altérer laforce, & qui reçoivent par en-traves les solives dans leurs en-tailles.
* SABLONNIERE , ou SA-BLIERE : C’est le lieu d’oii l’ontire lc fable.
SABORD , en terme de ma-rine , est une embrasure ou cano-niere dans le bordage du vaisseaupour pointer les pieces d’artille-ri,e : fa partie inférieure s’appellefeuillet. La distance ordinaire en-tre deux sabords est de sept pieds»Les plus grands vaisseaux ont troisbatteries par bande , ce qui sup-pose trois rangs de sabords ; cha-tque rang étant ordinairement de-quinze sabords , ans comprendre! ceux de la Saime-Barbe , & les; batteriçs qui font fur les Châteaux»
: La première batterie est celle qui[est la plus baise ou la moins éle-vée fur l'eau. Elle doit être pra-tiquée si haute » que dans Je grostems elle ne se trouve pas fousl’eau , & ne demeure pas par ccmoyen inutile : la seconde est aupont du milieu : la troisième sucle dernier pont ; car il y a tou-jours autant de rangs de sabordsqu’il y a de ponts. La plupart desFrégates n’om que deus ponts g