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afin d'être plus légeres 8c meilleu-res voilières.
* SABOT : En parlant du piedd’un cheval , sabot le dit de toutela corne qui est au-dessous de iacouronne : il renferme la fole , lafourchette , & le petit pied. Saboteft aussi le nom d’un outil de bois,dont les Cordiers se servent pourfaire les cables.
* SABOT » ou SOULIER :Pointe de fer dont on arme le basdes pilots que son doit enfoncerdans un terrein pierreux » ou detrop grande résistance. Le sabotest du poids de quinze livres , &est garni de quatre bandes de fer,que Ton cloue à têtes perdues dansles quatre faces du pilot.
SABRE, grosso & pesante épéeque les Cavaliers & Dragons por-tent au côté. Celui des Grenadiersdans ITnfanterie est un peu re-courbé , mais moins pesant , &n’est pas si long que celui des Hus-sards.
* II y en a de droits & decourbes : ceux des Cavaliers &des Dragons font droits : ceuxdes Grenadiers de HnfanterieEtrangère & Françoise sont cour.des. La lame n'est pas tout-i-faitfi longue que celle de l'épée , maisen récompense elle est presque deuxfois plus large.
SAC d'une Ville : C'est lors-qu’elle est prise d'assaut » & quela garnison est passée au fil derépée.
* SAC i poudre : Les Arti-ficiers appellent ainsi lachasiè despots à feu pour les réjouissances ,qui se fait ordinairement de qua-tre onces d’aigremore , fur une li-vre de relien.
* S A C d poudre : C'est unsac rempli de poudre , qu'on Jetteavec la main comme une grenade.H yen a de gros qui ^exécutent
S A
avec le mortier. La façon des uns& des autres fe trouve expliquéedans le Bombardier François .
Ceux qu'on jette avec la mainse font d’une grosse toile bien sé-ché. On en proportionne la lon-gueur & la grosseur de façon qu’onpuisse les jetter aisément ; on lescoud seulement par les côtés ; lefond fe ferme en le liant avecune ficelle : on retourne !e sacaprès , pour que le bout ficelé soiten dedans. On y fait entrer unrouleau de la grofíèur du sac » pourle rendre bien rond , & on frap-pe quelques coups fur ce rouleaupour en applanir le fond : aprèsquoi on y met un peu de poudre,qu’on presse avec le rouleau fansla frapper. On continue à mettrede la poudre d cinq ou six repri-ses , & on la presse toujours de lamême maniéré avec le rouleau ,jusqu’à ce que le sac soit h peuprès plein » & qu'il contienne qua-tre ou cinq livres de poudre » ob-servant qu'il reste aflèz de vuidepour recevoir une fusée qu’on in-troduit dedans par le gros bout,& qu'on attache bien au bord dasac avec de la ficelle. On gou-dronne le sac entierement , sur-tout à Pendroit de la fusée, crain-te d’accident.
Ces sacs mettent le feu par-tout,& rien n’intimide plus les trou-pes qui doivent monter à l’asiàucd'un ouvrage , que d'en voir labreche bien défendue. On en em-ploya plus de quatre mille à ladéfense de Douay en 1710. ilsdonnerent beaucoup d’inquiétudeaux ennemis.
Au siège de Berg-op-Zoom en1747. les assiégés , en essayant dedétruire une des batteries qu'onétablissoit pour battre en breche ,jetteront des sacs remplis de pou-dre de la grandeur ordinaire deg