r oiement , lorsqu’ii veut s’appîi-qutr , ct répondre par ses loinssux instructions que lui donnent,ou que lui doivent donner sesSupérieurs.
* 11 doit y avoir dans les ar-senaux plusieurs salles pour travail-ler aux moules , aux chappes Scaux noyaux des canons , pitrriers,mortiers Sc pétards > qui t’e foiude fonte dans d’uuires salles qu.nc doivent pas être beaucoup éloignées de celles-ci. On y fait htorges pour fondre les métaux , òi jpour couler les pieces : dans d’au- |ires, on nettoie les canons Sc iesautres pieces pour les préparer àf épreuve , Sc pour eníuice les ré-parer, chercher leurs frises , mou-lures , Le tous leurs ornemens » &.les mettre enfin en état de lesmonter fur des affûts. II y a d'au-tres salles où l’on mec les corda-ges , meches , toiles cirées , lecuivre , l'étain , le plomb , Scous autres ustensiles & munitionsqui servent pour l'aitaque L ia dé-fense des Places. Ces filles doi-vent être entre ies salles d'armes& celles des feux d’artifìce où l’onenferme les pétards, lances à feu,bosiès, le goudron , Sc route autrecomposition sujette au feu.
SALPÊTRE. II y a trois sortesde salpêtres bruts , c’est -à - diren’ayant point encore été raffinés.
Le premier est celui qu’on ap-pelle de hcujjù^e, & qui ic trouveattaché aux murs des caves , cel-liers , granges , écuries , étables ,grottes , cavernes , carrières , Scautres lieux qui ont coutracté unequalité salée. Celui-là est rare àtrouver ; sa couleur est plus bruneque blanche»
II y a une autre forte de sal-pêtre , qui est celui des Indes Sc
d’autres pays , qui se trouve danrfde grandes campagnes 8c fur deSmontagnes qui en font naturelle-ment couvertes , & d’où i) ne $’a-git que de le tirer Sc de le faireenlever.
La troisième cspecc àç salpêtrese fait de la terre qui sc prend Uansune cave , un cellier, une grange,écurie , étable , grotte , caverne >carrière , Sc autres lieux.
On se sert aussi de plâtras & degravois provenant de la démoli-tion de ces mêmes bátimens , quel’on réduittn poudre, à force detes battre & écraser.
L’attelier où se fait ce derniersalpêtre , doit être un lieu vaste Scélevé en façon de halle , soutenude plusieurs piliers : tel est celuiqu’on von à l’arlenal de Paris.Par chaque attelier il y a vingt-quatre cuviers , qui font presquesemblables à ceux qui servent àcouler la lessive : ils font cepen-dant plus peins , disputés en plu-sieurs bandes > élevés de terre en-viron deux pieds.
De ces vingt-quatre cuviers onsonne trois bandes de huit cuvierschacune. On met deux boisseau»comblés de cendre de bois neufau fond de chaque envier de lapremiere bande , & l'on emplit deterre le reste du cuvier : une pluegrande quantité de cendre mange»roit le salpêtre. On met un bou-chon de paille fur le haut de laterre.
Sur la seconde bande on metdeux boiffèzux ras de ia même cen-dre, Sc le bouchon ; Sc lur la troi-sième on se contente d’en mettreun boiilèau & demi dans chaquecuvier,
: Chaque cuvier étant rempli deterre Sc de cendre , on vtríe furla premiere bande de iVau de
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