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puits » de rivière ou de citerne ,car cela est indifférent, environce qu en peuvent tenir dix futail-les , qu’on appelic vulgairementdemi -queues*
Cette eau s’imhibant dans !aterre , coule par un trou qui estau bas du cuvier, 8c qui n'eit bou-ché q«ue d" quelques brins de paille,& tombe dans un baquet disposépour la recevoir.
Toute la quantité s'écoule ordi-nairement dans l’efpace d’un jour;quelquefois cela va julqu’au len-demain , suivant la qualité dc laterre.
La premiere bande ainsi lessivéeproduit huit demi-queues d’eau ,qu’on porte fur la seconde bande ,laquelle étant lessivée de la mêmemamtre, rend la valeur de sixdenn-queues , qu’on porte fur latroisième bande , qui n’en produitque quatre.
On décharge cette premiere ban-de : on en ôte la terre & la cen-dre , que l'on jette dans un lieucouvert, comme un hangard, pourcn amender la terre.
On recharge cette bande de ter-re neuve avec trois boisseaux decendre , pour faire ce qu’on ap-pelle la cuite . On prend les quatredemi-queues d’eau qui font prove-nues de la derniere bande ; onles verse fur la premiere banderenouvellée , qui n’en rend quedeux , & qu’on met dans la chau-dière.
Sur la seconde bande on metde Peau de puits pure, la quantitéde six demi-queues , qui est un jour& un peu plus à palier z ce qui5’appelle le lavage.
Cette eau paílëe , on la jette furla troisième bande ; cela s'appelleles petites eaux. Quand ces pe-tites eaux font écoulées , on les re-porte fur la premiere bande, dontTome III,
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on a levé la cuite, L cela s'ap-pelle les eaux fortes : il en lorcquatre demi - queues. On ne faitpas tout palier , en cas qu*il enreste au-delà de ces quatre demi.queues.
On recharge ensuite la secondebande dc terre neuve , pour faireune seconde cuite. On continueainsi pour la troisième.
Deux tombereaux de terre peu-vent charger huit cuviers de cuite.Pour deux cuvi.rs , il faut , stl’on veut » se servir d’un seul ba-quet, appellé recette, pour recevoirles eaux, en le faisant assez grand& creusant la terre pour le pla-cer.
Les deux demi - queues d’eauprovenues de la premiere bandese jettent dans une chaudière decuivre aslèz grande pour recevoir,non-seulement cette premiere dé-charge , mais encore les deux de*rri-queues de la cuite de fa secon-de bande ; ce qui fait ensemblePeau de seize cuviers.
La chaudière dont je viens deparler doit être bien maçonnée ,& dreslëe fur un fourneau de bri-ques » dans lequel on fait un feucontinuel de bûches » afin que lamatière bouille toujours égalerment.
Elle bout vingt - quatre heures,& pour connoître si ;c salpêtre estformé, on laisse tomber une goutteou deux de cette eau fur une as-siette , ou sur un morceau de fer;& si élie se congèle comme unegoutte de suif ou cîe confiture, c’estune marque qu’il est fait.
Le salpêtre brut ainsi achevé ,on le met en égout , & l’on pen-che les bassins où il est. L’eau quien provient s’appelle les eaux ame*res , & elle sert à rechirger le§cuviers qu’on à rcnouveîlés de tes*rc neuve i ofi çtt met un petit seau