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îa graisle & de l’écume des fçuxsouterrains , de la même maniéréque la fuie est l’écume ou la grai/Ièdu feu ordinaire.
Les volcans , qui sont des mon-tagnes qui jettent souvent des flam-mes , comme le Vésuve, l’Ethna& aurres » ne brûlent qu’à causeque ce sont des mines de soufrequi lont allumées.
Les fleurs de soufre sont le pluspur du soufre , qui s’attsche au cha-piteau du vaiflèau , ou alambic ,quand on le sublime par le feu ,íc òn Jcs appelle fleurs Manches,quand on les distille avec du ni-tre calciné , & fixé avec le sou-fre.
11 y en a dç blanc , de jaune, &de verdâtre : le jaune est le meil-leur. 11 faut qu’il crie à i’oreiilc ,quand on l’cn approche- C’estdanscertaines montagnes d’italie , si-tuées au - delà de Naples ou deSicile, que se trouve toujours lesoufre dont nous nous servons enEurope. Le soufre est ou pur, oumêlé avec la terre , ou des eauxdont on le sépare par art.
Le soufre vif est la glèbe outerre soufreuse , de couleur jaune,de laquelle on lire le soufre ordi-naire avant sa premiere fonte.Cette fonte ou ra/mage se fait enHollande plus ordinairement qu’ail-leurs : c’est là le meilleur soufre ,on le réduit en morceaux. Lesplus petits sont ce qu’on appelle ,magialons de soufre , qui sont depetits rouleaux qui se vendent chezles Apothicaires.
Le soufre qui se rafine & se dé-bite en Provence , est gras & pe-sant , Sc c’est la peste de la pou-dre. Pour voir si le soufre est bon,on prend deux terrines vernissées;on le met fur l’une & fur Vautre.On allume du feu dessous : si lesoufre s’attache au haut de I» ter-':
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fine de dessus , il est bon ; Scs’il demeure en bas , il ne vautrien.
• SALPETRIERE : CVst dan*un arsenal une grande salle au ter-áe-chauflèe, où il y a plusieurs.rangs de cuves & de fourneau»pour faire le salpêtre.
SALPETR1ERS ; Ouvriers quitravaillent au salpêtre. Le nombr#n’en est fixe qu'à Paris , où il n’yen a que trente, parce que ce nom-bre y suffit.
Le nombre de ceux qui sont dai)sles autres Provinces est de cingcens seize , quelquefois plus , quel-quefois moins.
11s lont tous tenus de porter au»tasineties la quantité de salpêtrebrut qu’on sçait qu’ils peuvent fa-briquer.
ils ne payent aucun péage, doua-ne ni gabelle, pour tout ustensileSc matière qui fervent à la confec-tion du salpêtre.
Ils ne peuvent être mis à fataille plus haut que 50 sols.
Ils ne doivent aucun droit d’Ai<des pour la boiflòn provenant deleur crû.
ils ont la liberté de prendre toytle bois mort dans les forêts duRoj fans payer, & dans les forêts& bois particuliers en payant.
Ils ont entrée dans les maisonsqu’on abat & dans les masures ,pour y enlever tes plairas Sc mois-sons qu’ils trouvent propres à leurtravail , en payant raisonnable-ment & de gré à gré.
ils se servent pyur cela de pelles,pics,marteaux & tranches, suivantî’Ordonnance,
Mais quand ils vont gratter lesmurs des celliers > caves, Sc autresendroits où il y auroit dp dangerque les fondations n’en souffris-sent , il Içur est défendu de se ser-vir d’autre outil que d'une tatis-yij