sur deux ou trois cuviers. Pour lesalpêtre bryt, quand il est égout-té » les Salpêtriers le portent à larafinenc. '
On le jette dans une chaudièredestinée pour cet usage » qui estdisposée comme sautre sur un four-neau. On y en met deux tmlledeuK ou crois cens pesant à cha-que fois , L par-deflùs trois bar-dées ou trois demi-muids d’eau.
Quand le salpêtre est fondu, cequi se fait en cieux ou trois heu-res , on jette dedans une crachée4e blancs d œufs » ou de la collede poillòn , ou une certaine dosede vinaigre ou d’alun.
Ou y ajoute une bardée d'eau ,qui fait la quatrième en plusieursfois , asm de faite surmonter la 'graillé L "ordure , qu’on écumefòigiKusemeni ; L après en avoirt>içn nettoyé la superficie » en tortequ'il ne reste p'us d’écume , ontire aufiì-tôt le salpêtre , & on lcmet tout d'un coup dans dçs bas-sins , ou on le lailfe congeler pen-dant cinq ou íix jours : après quoion place des baJfìns fur les tré-teaux pour les faire égoutter furdçs recettes, & l*cau qui en pro-vient le jette encore une fois dansla chaudière , pour la faire bouil-lir juíqu’à ce que le sel sc pro-duise au fond , & que !a fonte souparfaite.
C’est dans ces deux premierescuites qu’on tire tout le sel qui peutétrç dans le salpêtre. II se Ait en-core une troisième cuite de la mê-me manière que la précédente ,mais qux eaux de cette derniçreil ne se doit point trouver de sel,4e quand il sy çn trouve , c’tstque lc salpêtre est mal rafiné.
De là ppemiere cuite ion le sal-pêtre brut : la seconde produit lesalpêtre appelle d: deux eaux : latoisiemc fait le salpêtre de trois
eaux en glace. Si Ton veut mettrelésalpêtre en roche , on le fondfans eau, & fì-tôt qu*il est fon-du , on le tire , & on le laiíîerefroidir.
A la rasinerie de Paris on usedix-huir pintes de blancs d’cçufspar jour fur cinq milliers de sal -pitre* Voilà tour ce qui peur re-garder fa fabrication.
La bonne qualité du salpêtre estd’êtrç dur , blanc , clair òt trans-parent , bien dégraifié , & bienpurgé de sel.
On doit lc laifièr six mois, &meme un an , s’il lé peut, fur desplanchers exposés au Mord. Ondoit le retourner de rems en ttmspour le bien faire sçchcr. Pendantce teins il a heu de se déchargerdu relte de la graisse que le rafi-nage ne lui a pu ôter entierement,& dont Pair dissipe une partie.
Pour connoître si les salpêtresfont gras ou Ulés, il en faut fairebrûler, & en mettre une poignéefur une planche de chêne , & po-ser un charbon ardent delîùs. Sien brylant il pétillé , cela marquele sel , & s’il est pesant , & quele feu ait de la peine à s'élever, ZLqu'on voie un bouillon épais, cçlamarque la graillé. Quand il estd*une bonne qua rté , qu'il n’est nigras ni salé , il jette une flammçqui s'éleve avèc ardeur , & quiconsomme le salpêtre , en sortequ’il n‘y reste qu’un peu de blanc ,qui est le fixe du salpêtre.
Comme le soufre entre dans lacomposition de la poudre , j’envais parler ici. Le soufre est unminéral , c’est-à-dire une matierçqui se trouve en des mines, commel’Qr , l’argçnt , J’étam , le plomb ,&c. engendré d’une substance tçtrrestre , onctueuse, & qui s’enflam*me aisément.
Le soufre naît dans la tçrrc, de