fimt dûs » parce qu’en marchant 1les Tambours battent toujours aux Ichamps » devant qui que ce soit |indifféremment que Je bataillonpaíîè. Lorsqu’il est cn bataille &.de pied ferme , il ne bat auxchamps que pour les Princes, lesGénéraux ou Maréchaux de Fran-ce. On rappelle pour les Lieutc-nafts généraux , ou Maréchaux decamp commandans l'armée enchef. Les Tambours ne battentpoint pour ceux qui font à unmoindre grade.
Pour saluer un Prince ou unObérai qui passe devant un régi-ment de Cavalerie , celui qui lecommande , dic, haut les armes,aux Cavaliers , Sc soit que sa trou-pe marche , ou reste de pied fer-me , il salue , lui & les antresOfficiers du régiment , de l’épée ,qui est le salut des Officiers deCavalerie.
* M. Je Maréchal de Puységur,dans son Art de la Guerre , dicque le salut de la Cavalerie esttout simple. L'Officier tient la bri-de de la main gauche» & de l’épéequ’il a à la main droite » il nefait que baisser la pointe & larelever devant ceux qu’il salue ,sans jamais ôter son chapeau. LesCornettes baiífrnt de meme lesétendards , & les relevent.
Suivant la maniéré actuelle desaluer de f Infanterie, ajoute M.de Puységur , l’Officier tourne ledos à Ja personne qu’il salue , lors-qU’elle est à la gauche , & il n’ya d’ailieurs dans ce salue ni juf-tcíle ni utilité.
Le salut le plus simple pourPlnfanterie seroìt que l'Officier ,fans bouger de fa place, baissât dupremier teins le fer de son spon-totì de sa main droite , & à demi-pied de terre ; que du second iile remît comme il étoit » & que
dú troisième il ôtât son chapeau.
Le salut en défilant devroitêtre que l’Officier étant à six parde celui qu’ii doit saluer , levât dupremier tems le sponton de lamain droite , en sorte qu’il fikdroit à côté de lui de Pétendufcdu bras ; que du second tems *ilbaissât le fer jufqu’à demipied deterre , Sc que du troisième il ôtâtson chapeau de la main gauche »& continuât à marcher, le spon-ton à la main comme auparavant.A Pégard des Soldats , ils parois-sent à M. le Maréchal de Puységurbeaucoup mieux Je fusil fur Pépau-le , ou sur le bras gauche , que lésarmes présentées.
SALUT de mer , est une dé-férence & un honneur qui fe doitrendre fur mer, non - seulemententre les vaisseaux de différentesNations , mais encore entre ceuxd’une meme Nation , lorsqu’ilssont distingués par le rang desOfficiers qui les montent , & quiV commandent. Ces respects con-: fìstent à fe mettre fous vent, àamener le pavillon , à Pembras-fer, à faire les premicres & lesplus nombreuses décharges d'ar*tillerie pour la salve , à ferlerquelques voiles , & particulière-ment le grand hunier,.à envoyerquelques Officiers à bord du pluspuissant, Sc à venir mouiller fousson pavillon, selon que la diver-sité des occasions exige quelques-unes de ces cérémonies.
Les vaisseaux marchands saluentles vaisseaux de guerre.
Quelquèfois parmi les Nationsqui peuvent entrer en concurrence,chaque vaisseau de guerre qui estfur la côte , ou à la vue des ter-res de fa Nation , reçoit le saluedu vaisseau étranger* St le lui rendensuite. Lc vaisseau qui est sousY iv