fcoups , & quand notre armée na-vale salue le pavillon Amiral, ilne répond que de quinze coups.Les galères saluent toujours paruh nombre pair de coups de ca-non , & les vaisseaux saluent tou-jours par un nombre impair , sice n’cst à la rencontre de l'A mi-rai Sc de Pétendard Royal ; carl’érendard Royal ayant salué d'unnombre pair, PAmiral lui ren-dant coup pour coup , salue aussid'un nombre pair.
Les vaisseaux des Provinces-Unies ne baissent point le pavillonles uns devant les autres , mais ilsse saluem de quelques coups decanon , le moindre en dignité sa-luant celui qui est au - dessus delui, & le plus jeune son ancien.Celui qui est le plus élevé en di-gnité répond d'un moindre nom-bre de coups , mais celui qui n'aque Pavantage de Pancienneté ré-pond d'un pareil nombre. Lesvaisseaux des plus anciens Collè-ges font les premiers en rang , && ne saluent que les derniers.Ceux qui font de Collèges égauxen ancienneté tiennent leur rangselon le tems de la réception 8cprestation de ferment des Com-mandans » fans aucun égard auxlieux où ils font. Toutes ces cho-ses s'obscrvenc par une anciennecoutume de bienséance , sans qu'ily ait aucun ordre ou règlement àce sujet.
Les vaisseaux des Provinccs-Unies baissent le pavillon du mât,& !a plus haute voile jusqu’à mi-mât devant les navires de guerreAnglois fur les côtes d’Angleter-re, & nulle part ailleurs , suivantune coutume qui a été établie de-puis Iong-tems. Aucuns vaisseauxne sont obligés d’amcner en pleinemer devant d’autres » si quelque.anciennç pratique n’y donne iieu.
La bienséance oblige les vaisseaux.des Républiques à saluer les pre-miers les vaisseaux des Tètes cou-ronnées , si ceux-ci font de la mô-me qualité que ceux des Républi-ques qu’ils rencontrent. Le salutse fait en tirant le canon, en passentà l'arriere du vaisseau qu’on salue ,& cn mettant le canot à la mer :toutes lesquelles choses néanmoinsse font librement, & non en vertud’aucun droit qui y contraigne.Les navires de guerre des Têtescouronnées répondent au salut deceux des Républiques , ou d’unpareil nômbrc de coups , ou d’unmoindre nombre , selon que lesCommandans font plus ou moinscivils.
Ceux qui entrent dans un portétranger font obligés de saluer dela maniéré établie par les Souve-rains du lieu , à moins qu’il n’yait quelque traité particulier entrele Souverain du lieu & les Sou-verains des vaisseaux qui arrivent.Le salut se fait de quelques voléesde canon , fans amener ni le pa-villon ni les voiles , après quei’ancre est mouillée , & que lesvoiles font ferlées. Les Seigneursou Commandans du lieu répon-dent au salut , ou de pareil nom-bre de coups , ou d’un moindrenombre , & cela par civilité , Scfans aucune obligation. On nebaisse jamais Penfeigne de poupe »que lorsque les vaisseaux ont étévaincus 8c pris. 11 semble que lesalut du pavillon èst plus humbleque celui de la voile , puisque lesRois se relâchent plus volontiersfur le dernier que fur le premier.Les vaisseaux marchands rencon-trant en mer des vaisseaux de guer-re , les saluent du canon , s’ilsfont d’unc Nation avec qui ils nefont point cn guerre. Dans tousles ports on fait honneur aux 0&