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Tome troisieme.
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ficiers généraux étrangers de leurrépondre des Châteaux & Forte-resses d'un pareil nombre de coups,mais on répond d ’un nombre beau-coup moindre aux simples Capitai-nes , & quelquefois on ne leur ré-pond point da tout. Ên Portugalort salue PAmiral ou le Vice-Ami-ràl des Provinces-Unies du memenombre de coups qu’ils ont salué.Ôrt n’amcne jamais les flammes ,qltoiqu’on rencontre des vaisseauxdevant lesquels on a coutume d’arftencr pavillon. Lorsqu’on baisse3e pavillon » on n’amene point laVSile, comme étant inutile.de bais-ser tous les deux ensemble. Onsalue plus souvent des voiles quedil pavillon, parce qu’il y a peu devaisseaux qui portent des pavillons.Les navires de guerre des Provin*ces*Unies ne portent plus guéresde pavillon, afin d’éviter tout différènd.

La République de Venise a îeraíig devant toutes les Républi-ques de l'Europe , comme étant laplus ancienne ; de forte que lesvaisseaux des Provinces-Unies sa-luent les premiers les vaisseauxVénitiens . qui leur rendent pareilsalue , ce qui doit s’entendre d’égalà égal vaisseau , car un navire deguerre Vénitien salue le premierun vaisseau pavillon Hollandois.Les navires de guerre des Provin»ces-Unics attendent !e salut deCeux de Oenes & des autres Ré-publiques > & s'ils le font, on leleur rend , ou d'un pareil nombre,óu d'un moindre nombre , s'il y alieu.

Quand il arrive des vaisseauxétrangers dans un port où il y adéj.H d'autres vaisseaux aussi étran-gers , égaux à ceux qui arrivent ,ou au-dessus, & non autrement ,la coutume est que ceux qui arri-vent , font le salue , Ce n’est pas

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que personne soir tenu de rendr*aucune honneur à des étrangersdans un port étranger , si ce n’estqu'il le veuille bien faire , quoi-que les étrangers qui font dans leport, soient d’une qualité au-des-sus de ceux qui arrivent. Ce n’estqu'en entrant dans un port qu’onest obligé de saluer les Forteresses& Châteaux » mais non en sortant:cependant cela fe pratique souventpar civilité.

Quand les navires de guerre feséparent en mer, c’est le plus jeuneCapitaine qui salue , Le on lui ré-pond d'un pareil nombre de coups.Les Hollandois saluent d'un nom-bre impair, quoique la plílpart desautres Nations saluent d'un nom-bre pair ; de quoi l’on n'a pointd'autre raison à rendre que la cou-tume. Pour un même/aîut on faitquelquefois deux ou trois déchar-ges , mais à chaque fois on dimi-nue le nombre des coups , & lesalue fe rend d'un pareil nombre,si les Officiers font égaux en di-gnité » ou d'un moindre nombrede coups , s’il y a de la diffé-rence.

Les vaisseaux des République*attendent le salut des navires desSouverains qui iont ao-dessous desRois. Les vaisseaux Vénitiens fefuifoient autrefois saluer par lesTurcs. Sous PEmpeîeur Solimanl’Amiral des Turcs ayant rencon-tré l’Amíral de Venise , & refuséde baisser ie pavillon devant lui,le Vénitien tomba sur le Turc &lui,coula deux galères à fond,; cíqui fut la source d’une longue &cruelle guerre.

SAMBUQUE, machine deguerre des Anciens qui fervoít kescalader les murailles d’une Villedu côté de la mer. Marcus Mjr-cellus s’en servit, quand avec sonarmée navale il vint attaquer PA-