lonnes ; on les forme en diversendroits : dans ce cas ori choisitles plus foibles , d'où l'on puissele plus aisément pénétrer jusqu’àla Place. Quelques mesures quel'assiégeant prenne , il ne lui estguéres possible d’en prendre d'as-lez justes pour s'oppofer à ces for-tes d'attaqucs ; car en faisant unedisposition semblable , en opposantcolonne contre colonne , il ne lepeut sans être obligé de dégarnirprefqu'entierement le derrière deses parapets , & fans s'exposer àêtre emporté par ces endroits. IIest infiniment plus aisé à l'assiril-Jant de donner le change , qu'ilne lui est facile de s'en garantir.
Mais comme on nc peut secou-rir une Place assiégée qu'en quatremanières ; premierement » par depetits secours qui entrent à la dé-robée ; deuxiememenc , en atti-rant I’assiégeant hors des lignes ,fous prétexte d'une bataille , &détachant en même tems d'un au-tre côté des troupes , qui fe fontJour à travers les endroits des li-gnes les plus dégarnis ; troisiè-mement, en mettant le siège de-vant une autre Place aussi consi-dérable que celle qu’on attaque ,pour faire diversion ; quatrième-ment enfin , en attaquant les li-gnes de circonvallation , on peuts'y opposer de cette façon.
On empêche les petits secourspar la circonvallation Sc les gar-des avancées. On prévient les se-cours en ne sortant jamais des li-gnes , à moins qu’on ne loit enétat de laislcr dans la tranchée unnombre de troupes suffisant pours’oppofer aux sorties de l'alfiégé ,qu’on ne soit assuré que l'ennemine peut secourir la Place que parl'endroit qu on va l'actaquer » ouqu’on ne puisse mettre des troupesdans aucun endroit par où il pour-
suit envoyer des déiachemens, Scque i’armée qu’on fait marcher con-tre lui ne fou aussi nombreuse quela sienne.
On remédie à la diversion enpressimt vivement le siège qu'on acommencé , pour être en état ,après la prise de la Ville , d’allersecourir celle que l’ennemi attaque,avant qu’il Pau contraint à se ren-dre. Enfin on se met facilementà l'abri de Pattaque des lignes parune armée d’oblèrvation , qui pre-nant tou’ours ses postes entre lacirconvallation 8c l’ennemi » l'ern-pêchc d’approcher.
Mais quand on n’est pas en étatd’avoir deux armées pour le sièged’une Place , ce qui arrive quel-quefois , Pattaque des lignes dtalors extrêmement à craindre , kcause de la trop grande étenduede la circonvallation. Oans cesoccasions il faut faire construireles lignes le plus solidement qu'onpeut, en faire les parapets à l’é-preuve du canon , les faire tienfasciner à mesure qu’on les élève »y mettre des fraises » en élargirle fossé jusqu’à dìx-huit pieds pourle moins , & mettre des palissa-des fur le bord de la contrescar-pe » cn sorte cependant que leurélévation n’cmpêchepas le feu deslignes.
XI seroit encore mieux de mettreces palissades à quatorze ou quinzetoises du bord où on les plante-roit, en les faisant pencher versla campagne d'un angle de qua-rante-cinq degrés, Sc tenant leurtête élevée de trois pieds. Danscette situation elles arrcteroienctout court l'ennemi, qui ne pour-roit les arracher, 5c qui auroit ce-pendant beaucoup à souffrit du feude la ligne.
On auroit encore Pavantage deriacoixunodcr par des grenades a