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Tome troisieme.
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£oîm pour le Major » à moinsqu'il ne commande dans la Place.Dans cette circonstance, lui ou telautre que ccso,t, jouiílint dts mê-mes honneurs.

S'il entre ou tort aussi quelqueOfficier général, ayant tine Lettrede service , la garde cn use aussià ton égard suivant la dignité. Onprend encore les armes pour JtsCardinaux , & quelques Générauxd'Ordrc ; mais lur tout íì le S. Sa-crement palìoit proche,ou à la vuede quelque corps de garde quece soit, on doit prendre les ar-mes , les présenter un genou enterre, ce le Tambour doit battreaux champs.

* Je dois avertir que les Senti -Tielles ne doivent jamais jaillèrapprocher qui que ce soit. Aus-íì-iôt qu’clLs entendent le moin-dre brun, ou qu’eiìcsapperyoiventquelqu’un, elies doivent crier, quiVive t & aussi-tót, halte-là) quandbien même on répondroit,France ;& enfin tirer dessus, íì l'on nes'ar-îête pas tout de fuite. M. de Feu-quiercs en Janvier \ 6 bg. surpritKcubourg , Ville située sur Ja ri-vière de Lcntz , ù trois lieues dePhortzbeins. Voici à peu près com-me il rapporte le fau dans lesMémoires, Tome III. La porte deKcubourg du côte de Lcntz qui te-noit au pont couvert, n’étoít pointà pont levis ,& n’avoit aucun ou-vrage qui .a couvrît. U y avoit feu-lement une Sentinelle au-deílùs deJa porte, Sc un corps de garde dequinze ou vingt hommes en bas ;il se Failoir pourtant sur la murailledc fréquentes rondes. Sur ces con-noislances il entteprit d’enlever ceposte avec cinq cens hommes dcpied & cent cinquante Dragons*lltomboitune quantité prodigieusede neige. Sa marche fut il lecrette& íì diligente , qipjl arriva á fm*Tome lUt

nuit auprès de ce pont couvert déLcntz. Ii entra avec son détache-ment sur le pont, & lor!q>i'n futdécouvert par la Sentinelle , qurétoit au-deffus de ia porte , il luirépondit cn Allemand , sc disantun Parti »qu'il sçjvoit être en quar-tier dans le Wmemberg » & rêve»r.ir de la guerre du côté du Fort-Louis. li demanda à entrer n'enpouvant plus dc froid. L'Officie»de garde étant averti qu’il y avoitun Parti des siens à la porte ,monta 'pour lui venir parler en at-tendant qu'il eut envoyé avertir 1cCommandant, qui logeoit dans lechá:eau assez iom de cette porte.Pendant la conversation avec POf-ficier de garde , on actachoit pai*íìblement un pétard, & cet Officierne s’en apperçut que lorlqu’il futprêt à jouer. II fît tirer la Senti -nelle Sc fit battre i’allarme par sonTambour, mais trop tard, cariaporte fut forcée dan^ le moment*M. de Fcuquieres fans perdre déteins , fut se mettre en bataille surla Place, avant que la garnison fûten état de défense. Elle fut en»tierement pallèe au fil de Pipée »en représailles de ce que les Impé**riaux avoiem maíîac é un Lieute*nant à trente Maîtres du régimentdeVilleroi » plusieurs heures aprèsles avoir pris & leur avoir donnéquartier, Cet exemple, comme ledit PAuteur des Œuvras Militâi*res t Tom. II. pag. 96. fait voir com*bien on don recommander auxSentinelles de ne point laissir ap-procher au premier qui vive ? StPOfficier de garde ne lût point en*tré avec tant de confiance en con-versation avec M. de Fcuquieres »& qu’il n’cût pas souffert que* foliéprétexte de le garantir de la neige»il se fût mis contre la postéavec ses petardiers , il n’auroit pâenlever cc poste fans êtreA 3