& au piquet, Sc après au cordeau ,avec un peu plus d’exactitude.
Si les quart, ers font séparés pardes rivières grandes ou petites ,on fait des ponts fur des cheva-lets & fur des bateaux. Les che-valets font plus fûts 8c pms fer-mes , particulièrement quand laplace eit en état de donner quel-ques grandes écluses d'eau , capa-bles de rompre les ponts de ba-teaux. Les ponts que Ton fait fontrenfermés dans la ligne. On enfortifie les avenues par des redens,on cn rend rapproche commode& aisée , & on y met des Gardespour s’en assurer & empêcher qu’onn’y gâte rien.
Dans la disposition des lignes,on a attention d’oecuper le terreinle plus avantageux des environsde la Place , & de fe poster dcfaçon que la queue du camp nesoit pas fous la portée du canonde îa Place. On ne fe jette pointtrop à la campagne, mais on oc-cupe 1c terrein néceslàire à la fu-reté du camp. On évite les com»mandemens quipourroient incom-moder des camps & de la ligne,par leur supériorité ou par leursrevers. Quand il s’en rencontre ,on les fait occupés ; on observeaussi de faire servir à la circonval-lation les hauteurs » les ruisseaux,les ravines , el'carpemens, abattisde bois, buissons , tout ce qui ap-proche de son circuit & la peutavantager.
Lorfqu’on a tracé les lignes ,on en distribue 1c terrein aux trou-pes » quand on est dans un paysoù on ne peut avoir de Paysanspour y travailler. On emploie huit,neuf ou dix jours à la construc-tion des lignes pour les bien faire.Les Ingénieurs font distribués lelong des lignes pour avoir foinque Jes mesures y soient observées ;
maïs ce font les Officiers générauxqui veillent fur tous ces ouvrages •& chacun a son quartier. Les por-tes des lignes, 8c les barrières fontfur les avenues des grands che-mins ordinaires, par préférenceaux autres. Les lignes de circort-vallation fe règlent ielon le ter-rein; un les fau borner quand onest résolu d’attendre rennemidansles lignes , & on les fait commeon veut, quand on prend le partid’aller au - devant de lui ; maisquand on veut faire le jiége d’unePlace , on prosite de tous jes avan-tages du terrein qui fe rencon-trent.
Au commencement du Jiége ,on fait provision de gabions , &l'on veille à ce qu’ils soìcn; bienfaits. Les faícinages & les piquetsfont des ouvrages de corvées com-me les lignes; mais les gabions fepayent cinq fols piece, à cause dela difficulté de leur construction »qui demande des foins &. de Pa-dresse. Tous les Corps font desamas de fafeinages qu'ils placent àia tête de leur camp , où chacund'eux fait son magasin près desSentinelles. Pour les gabions, c’eltPouvrage des Sappeurs & des Mi-neurs bien instruits, 8c des Suiflèsdont on fait un détachement ,parce qu’ils font plus adroits qiieles François à faire des gabions*On amaisc aussi toutes les chapes& barriques vtildes de l’artillerie ,Sc même on prend cc qu'on entrouve chez les Vivandiers & à lacampagne ; on en paye le mêmeprix que des gabions.
Pendant qu'on travaille ainsi auxlignes & aux préparatifs de la tran-chée , l’artillerie de son côté songeà former son parc, les magasinsà poudre, à monter ses pieecsfurles affûts, à préparer les plates—soignes du canon 8c des mortiers,