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quel il avance ses logemens jus-qu’à ce qu'il ait réduit l’ennemidans la néccsité de se rendre oude se voir taillé en pieccs , on ap-pelle tout ce travail Jicge royal.
Les Turcs en assiégeant une Pla-ce vont premrerement la recon-noîire, & choisissent ensuite l’en-droit le plus propre à l’attaque.Dès que le lieu de "attaque estchoisi, ils partagent l’opération dusiège en SoL'aeeJque , en armes, cnPionniers (r travaux.
La Soldaiesijue est composée desJanissaires , & de l’Infantetie To-pracly > c’ett-à-ilire , des Provin-ces. Les Janiflàires veulent avan-cer les premiers fous la conduitedes Officiers de leur Oda. Unecompagnie qui elì entrée dans iesapproches n’en tort plus que toutne soit fini. Cependant ils ne fontobligés il’y relier que quarantejours.
Outre les armes portatives , lesTurcs le fervent encore de canons& de mortiers qu’tls font con-duire par des bulles , des bœufs,des chevaux, & dc» mulets.
Outre les Pionniers , à qui ondonne de remploi, & les Char-pentiers qui travaillent aux batte-ries , ou aútre part, o'u leur ser-vice est nécessaire , on se sert en-core des Saphis, des Zaims & desTimnriots. Ceux-ci portent à piedles fascines & les gabions, & tra*vaillent même à creuser la terre ,soit pour les batteries , soit pourles tranchées, parce qne,lorsque lesJanissaires ont íuffilamment avan-cé les approches pendant la nuitpour se couvrir,ils ne veulent plustravailler. On y supplée par d’au-tres gens qut continuent les autrestravaux nécessaires au siège.
Les approches , comme je l’aidit, font des folks dont on jettela terre du côté de la Place pour
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se mettre à couvert du feu des crv 4nemis, & l'élévation de cette terre*avec ce qui eít creusé, forme Icboyau. Lc principal, c’est de lesbien diriger, cVlt-à-dirc , d'évi-ter l’ensiladc des batteries des as*siégés.
Les Turcs ne sçavcnt point pré-venir ces inconvtniens, faute d'a-voir parmi eux clés gens expéri-mentés. Les Capitaines veu.enteux-mênies être les Directeurs destravaux » & avec une baguette à> la main ils imitent nos Ingé-nieurs.
Outre cela le parapet des tra-vaux n’eít point applam , $c encoremoins les íoslës fom-ils droits. Ilsles divisent en deux sous chffeiensnoms , Pun est nommé meterif ouboyau , qui va presque en ligne- parallèle à la courtine du bastionqu’on attaque ; & Pautre qu’iU ap-pel, ent Sigian-Jol , cVst-à-dire ,à proprement parler , chemn destaupes. est celui de communica-tion paraileie au précédent.
Aux extrémités des flancs desapproches, ils font des eípeccs dedemi-cercles , que nous appelionscrochets , & qu’ils nomment Jof-fckTabiesci , ou batterie de mous-quets . avec lesquels ils se ct li-vrent. On les unit ensuite p: ri-dant le jour aux approches posté-rieures » dc maniéré qu'ils renfer-' ment toutes les attaques du côtédes flancs dans un boyau qui sercde communication.
lis tâchent aussi qu'il y ait entreles deux approches une cspece dcdemi-rond pour se mettre à cou-vert de Penfllade. On ne peut rienvoir de plus dilproportionné queces approches tortues 8c d'une iné-gale profondeur , ce qui ne vientque faute de Directeurs capables&. expérimentés , &. de ce que lesJanissaires, qui ies couvrent, nç