N î*aflïïre & Je couvre par îe grandftombrc de sa Cavalerie.
I! lie conduit point ses tran-fchétS par la ligne la p!us courte ,cn le$ flanquant avec des redou*tes de distance en distance , maisil. les fait en lignes courbes trans-versales, parallèles ò l’endroit d'oùí! s‘approche & les multiplie Tunederrière l’autre : ainsi elles ne peu-vent être enfilées de la Place* niendommagées par le canon.
Leurs tranchées font plus pro-fondes & plus larges que cellesides Allemands & les nôtres* Uss'y logent commodément & sûre-ment, jusqu'à creuser dans le pa-rapet des niches, pour être plusà couvert de la pluie. La commu-nication d'une tranchée à l’autrecn elt plus facile & plus asiurée.
Le Turc ne change point lesgardes ni les Travailleurs quandils font Une fois entrés dans lespostes , ils y demeurent jusqu’à lafîn du siège* Ils sont en chaqueendroit en plus grand nombre queífest toute la garnison ennemieensemble, & également forts à latête , à la queue & aux côtés, Onleur apporté là leur nourriture, dePeau , du bois & leurs autres né-cessités.
Comme le Turc a beaucoup d’ar-tillerie & de grand calibre » ilrompr les murailles & les rempartsavec des batteries qui tirent fansrelâche ; il saigne les foliés , endétourne les eaux, les remplit avecdes lacs pleins de fable ou de lai-ne , avec des fascines , des seú-cillons & d’autres matières.
II fait des galeries , poulie de-vant foi des montagnes de terre »capables de tenir plusieurs canons,& égales à la hauteur des murailles & des remparts de la Placeassiégée i ou même plus hautes.
Ií etcuse cUs mint* simples j,
doublés & triples, l’une fur lou-tre , & qui font très - profondes.11 fes charge de cent-vingt, deceut cinquante barils de poudre& davantage » ou bien il lappe àla maniéré des Romains les murspar 1c fondement » les étaye avecdu bois , puis y met le feu. Ii faitainsi tomber de grands pans demuraille tout d’un coup. II fatigueles assiégés par des aílàuts conti-nuels & opiniâtres.
Ces ouvrages, qui seroient pourles autres d’un travail insupporta-ble , sont faciles pour le Turc , Lcause du nombre considérable de sc$Pionniers , dont une partie fuitfarinée, une autre est tirée parforce des pays circonvoisins , &la troisième est composée des Vo-lontaires du camp & des Paysansqui viennent s’offrir , & qui outrele présent qu\)n leur fait pour cesfortes d'ouvrages, lont encore ré Jgulicremem payés.
Ali Sacha , au figé du grandVaradin » donna pour les lignesd’approche & autres travaux décette forte , plus de trente milleécus. Ainsi les ouvrages font bien-tôt achevés » & les janissaires n’ontpoint d’autces foins que de biencombattre, excepté la premier? ou-verture de la tranchée & la prisédes postes où ils suivent leur Aga §qui marche à leur tête, enseignesdéployées : le reste du travail pcomme de creuser, d’élargir & dccouvrir les tranchées , se fait parles Pionniers.
Après que les lignes sont ache-vées, & que ^assiégeant attaqué làPlace par tranchées » batteries zdescentes , p-liages des sosies, mi-nes * fappes & assauts * au moyeâdeiquels il ruiné les défenses dfiia Place, pasie les fossés » se fetìdmaître des dehors j L ouvre enfístlé pdsiagé dé soft Ccìíjps ; daiìi