r> o
âmr«s scion la coutume. Les chefsde file ainsi armés , doivent faireTarricre - garde dans la retraite.Après le second bat.iil'on doiventmarcher deux cens Travailleurs,avec les outils néceslàires, pourrenverser & démolir Je travaíì queles assiégcans auront fait.
Quinze ou vingt de ces Travail-leurs doivent âtre chargés de tou-tes sortes de feux d’artisice pourbrûler ce que le rems ne leur per-mettra pas de détruire. Quelquesautres rPenrre eux doivent êtremunis de ce quieít nécesiàire pourenclouer les canons qu’ils ne pour-ront ni conduire dans îa Ville » nimettre à couvert fous le feu de laPlace.
Le Gouverneur doit encore en-voyer à la fuite de ces troupes ,un bataillon de trois ou quatrecens hommes, qui marcheront àpetit pas , fulqu'àla tête des ou-vrages de l’ennemi : & s’ii se trou-ve que ceux qui ont pris les de*vans, puislqnt se pa/îèr de leursecours pour combler Tenircprise ,ils doivent faire halte.
Quoique la vigueur, la diligen-ce & la bonne conduite , soientabsolument néceflaires dans toutesles opérations de la guerre , c*cstprincipalement dans cette actionqu’elles doivent paroîrre dans toutleur éclat & dans toute leur éten-due. Avec.ces qualités inséparablesdes grands exploits , on surprendles ennemis, on les met en désor-dre, on les contraint, on les forced’abandonner des travaux, qui unefois pris L détruits, font tres-difficiies à reprendre & à rétablir.
La bonne conduite nous pré-serve presque de tous les dangers,où une mauvaise nous précipite ;elle nous ménage dans les ouvra-ges de fennemi des reíïòurces%mtrç L malgré qu’on
S O 411
soit forcé de faire retraite, on lafait en bon ordre à la faveur deses propres travaux.
Unesortie qui tend à ruiner lesouvrages , se doit faire le mêmejour qu’on ouvre la ligne de con-tre-approche. La raison cn est, quele feu de cette ligne doit voir l’en-nemi dans ies travaux en flanc Lcde revers & que par cela même,les troupes de la sortie n’aurontaffaire qu’à une partie de celles dela tranchée.
En effet, fa défense ne peutqu’être partagée , puisque la gardede l’enHroic exposé à la vue de laligne de contre-approche , aban-donnera son poste pour un autreplus couvert. Si dans ce momentles assiégeons se trouvent surprispar la sortie , on ne sçauroít dou-ter qu’on ne les poulie fans beau-coup de difficulté hors de tous leurstravaux.
La foibleslè , ou le peu de vigi-lance de ceux qui font commis àla garde des tranchées. , doiventservir de réglé au Gouverneur pourie nombre des troupes qu’il fautqu’il emploie aux sorties
Toute occasion favorable decha/îèr les ennemis de leurs tra-vaux , doit diriger fa conduite ;ilimporte peu de quelle maniéré iís’y prenne , pouvu qu’il réussiffe.Entre les diverses occasions qui seprésentent, il y en a une qu’il nedoit pas oublier de mettre à pro-fit , c’est lorsque le mauvais temsempêche les assiégeans de se servitfacilement de leurs armes à feu:on a pour lors aslèz bon marchéde leurs troupes & de leurs tra-vaux.
Un seul exploit dc bravouren’affure pas tellement une Place 7qu’elle soit hors de danger. Sou-vent une défaite ranime l’ennemiSi oblige la garnison dc redoubles