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Tome troisieme.
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ses efforts. Un Gouverneur quî ade ^expérience, compte toujourspour rien ce qu’il aura sait» r’illui reste encore queîque chose àfaire.

11 doit continuer d’allarmer &de fatiguer les assiégeans » tantôtpar de fausses, tantôt par de vraiesfinies. Elìes apportent de grandsobstacles k l’avancement des tra-vaux , sur-tout si on les entre-prend à différentes heures de lanuit.

Quinze ou vingt Maîtres suffi-sent pour causer un grand désor-dre parmi les Travailleurs qui,prisà rimprovifte » & n'ayant d’autresarmes qu’une pelle & une pioche ,quitteront bien tôt ia besogne pourprendre la fuite. Il n'est pas fortaisé de les ramener au travail ,car comme.ils mr demandent pas«reux que de s’en exempter parquelques prétextes» on a beau faire,on n*en retrouve jamais !a moitiédc ce qu'il y avoir auparavant. Decette maniéré languíslênt les tra-vaux au préjudice des uns , & à l’a-vantage des autres » puifqu’il nes’agit pas moins que d’une nuitentiere d'interruption ou peu s*ensaur.

De pareilles sorties ont encorececi d’utile , qu'eîlcs découvrent àdroite & à gauche les détache-mens commandés pour soutenirles Travailleurs » de forte que l’onpeut fe défaire d’eux comme dureste, par le sou de la Place. Com-me ces détachemens pourroienttomber fur la Ca valcrie, qui au roiteffarouché les Pionniers » cetteCavalerie n’étant pas destinée pourcombattre , elle doit en éviteravec soin l’occafion.

Si dans la défense d’une Placeun Gouverneur s'avisoii d’envoyerhuit ou dix hommes de coeur fesaisir de ceux qui íoni chargés de

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îa conduite des attaque? » rie*n'est plus aisé à faire. Ceux qui en-tendent le métier de Iaguerre,fça-vent tous , que ces gens vont re-connoître presque seuls & sansbruit les endroits par où ils doi-vent pouffer leurs tranchées , parconséquent il est très-facile à huitou dix hommes déterminés de segliffèr fur le ventre à la faveur del’oblcurité , dc les couper par der-riere L de les prendre fans coupférir.

SORTIE chez les Turcs : Jeme fuis dans l’article précédentaffèz étendu fur la maniéré dom lesassiégés d’une Place font des sor-ties , & fur celle dom les assié-geans les repouflent. Pour le*Turcs,leur maxime principale pourla défense d’une Place, est de fai-re de vigoureuses sorties bien or-données. C’est ce qu'ils sirent ausiège de Naisel & de Bude, o'uil*avoient des troupes d'élite , L et»grand nombre, qui sortoient pres-que tous les matins à la pointe dujour » sur-tout lorsqu'ils apperce-voient quelque flanc des appro-ches mal couvert, ou mal défendu»lis font lessorties avec tant de va-leur , & de précipitation » qu’onest quelquefois obligé d’abandon-ner le jour, les travaux qu’on afaits la nuit.

SORTIES des Anciens. Les An-ciens n’en faisoienrpas de petites.Ils sortoient toujours forts, &àpropos, rarement en plein jour «& presque toujours à ia faveur de*ténèbres , qui est l’neure la pluscommode, & la plus heureuse.Les sorties générales font aussi or-dinaires chez les Anciens » qu’ellessont rares aarmi nous , car on nepeut pas en trouver aucune depuisp us de cro’S cens ans.

Les jordes les plus dangereuses,& les plustedoutabiesotezlc* Asti