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Tome troisieme.
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précautions pour réussir dans sonentreprise ; il faut avoir une con*noilsance exacte, sic'cst l’armée derennemi qu’on veut surprendre ,des endroits où une parue de leurslignes est coupée par des ravins »des ruiilcaux, ou par quelque au-tre canal. On doit s’iustruire dcleurs ponts , des postes , des quar-tiers , des vivres , des batteries ,du parc distillerie, des magasinsdes poudres , des fourrages , &du quartier du Général. Si ce fontdes châteaux , des postes parti-culiers , des Officiers généraux, oule Général mêine, qu’on veut sur-prendre dans Pcndroit où il est ,on doit être informé Sc de la si-tuation des lieux où l’on veut al-ler , & du nombre d’hommes quel'on veut attaquer , asm d’ètreplus fort qu’eux d’un tiers , s'il kpeut.

Quand on est venu à bout dece que l’on méditoit, on rassembleson monde. S’il le trouve que parl’avidité du pillage il en manque ,& que les Soldats tardent trop 4venir se former, on ordonne demettre le feu à l’endroit , asin queles flammes chaiJcnt ceux des Sol-dats que par aucune autre voie onn’a pu forcer d’abartdonner le pil-lage, On défend aux Soldats , Scà toute autre personne , de le reti-rer avant ou après le détachement,comme plusieurs font pour mettreà couvert le butin , ou pour n’ètre 1pas obligés de le partager avec leurscamarades.

On donne ordre qu’ii y ait furles chemins qui menent au camp,des gardes qui ancicfti tous lesValets, Soldats & Vivandiers quipassent. Les gardes du camp doi-vent en user de la même maniéréà l’égard de ceux qui n'om pas étéarrêtés par les premiers , & arri-vent avant ou aptes le détache-

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ment. Outre le butin qu'on leuróte , on les punit, pour servird’excmple , Sc éviter que Ic mêmedésordre n’arrive dans un pareilcas. Si le nombre des voiturespour porter les blesiés ne suffit pas,on démonte quelques Cavaliers,Lorsque ces Cavaliers font néces-saires pour le combat , on faittransporter les blessés fur des che-vaux ou mulets trouvés dans 1cposte surpris.

Après une surprise , on se rctirtpar un chemin qui dispense de sebattre, quand même on auroit untiers plus de troupes que les enne-mis , pareeque l'on doit être fati-gué de la marche , de i’unaque »du poids du butin , & embarrasséde Prilannicrs & de bagages. On £eretire , si Ton peur , par le cheminle plus court ; si l'on craint qu’onne vienne le couper, on commen»ce 4 faire retraite par le mêmechemin qu'on a pris dans la mar-che , & lorsque la nuit est venueon fait une contre-marche pourle détourner , &. éviter l’embus-cade que les ennemis pourroienttendre.

Dans une pareille retraite, onles trompe autant que l’on peut ,íoit par les Prisonniers qu'on lais-le échapper avant qu’on prenne lelecond chemin, soit par des mu-lets estropiés , par des chevauxqui hcnmijènt, par des Partis deTambours qui suivent le premierchemin , ou par des feux qu’on yallume , ou par la trace des hom-mes oc des chevaux.

Si on fait la retraite la nuit »Sc par un terrein coupé, les enne-mis vraisemblablement ne le ha-sardent pas à suivre , de peur dequelque embuscade, sur-tout quandilsne sont pas si forts en Infante-rie , L. qu'ils ne connoifitnt passi b.cn ic pays. S'il arrive que mal-