des chevaux, ou cn croupe de laCavalerie.
On marche en diligence la nuit,par des chemins secrets & peubattus.
La vîtejse fut la vertu particu-lière d’Alexandre & de César, &dans U vérité elle produit des ef-fets merveilleux. L*ennemi ne secroît en sûreté nulle part , & Tonsaisit le moment favorable de cha-que conjoncture.
Si le retardement enîeve f occa-sion , & que trop de diligence af-foiblifle ; c’est à un Général à pe-ser le bien & le mal de chaquecôté & à opter.
VITONNIERES, terme de ma-rine , font des canaux ou deségouts qui règnentaufond de cale,de proue à poupe, à côté de lacarlinge , pour conduire les eauxk la pompe, & qui font couvertspar des parcloses ou planches quile levenr & se baissent quand ilfaut nettoyer ìes vitonnieres,
* VITRAGE , s’entend de tou-tes les vitres d'un bâtiment : vi-trais est une grande fenêtre d'uneEglise , avec croisillons de pierre©u de fer. Les vitres qui font àces fenêtres s’appcllent vitraux :& vitrerie s'entend de tout ce quiappartient à Tare d’employer leverre. '
VIVANDIERS: Marchandsqui suivent Tannée pour y vendredes vivres & autres nécessités.Prœlitor annonarius. Iî est défen-du fous de grossies peines de faireaucun dommage aux Vivandiers.Les Vivandiers font répandus dansle quartier du Roi & dans lesquartiers généraux ; ceux des ré-giments campent avec leuts ré-girnens.
Pour les autres , ils campent dansles endroits qui leur font marquéspar le Prévôt de Tarifée ou ses
Officiers , en tel nombre que les*dits Vivandiers puiflènt être » pour-vu que leurs voitures soient atte-lées chacune de quatre bons che-vaux.
VI VIER : C’est un bateau ,dont le milieu est retranché, &Peau entre dans ce retranchementpar des trous qu'on fait aux côtés.On y met le poiflbn qu’on vientdc pêcher pour ie transporter. OnTappelle aussi §ardouer en quelqueProvince.
VIVRES : Les anciens peuplesde France ont suivi d’abord la ma-niéré des Romains pour la subsis-tance de leurs Soldats, poisqu’a-près avoir été subjugués par eux ,ils ont fait Corps long-tems dansleurs armées cn qualité dc troupesauxiliaires.
Plusieurs Auteurs ont traité deTordre qu’obfervoient ces Conqué-rons pour faire subsister leurs lé-gions. Au démembrement de cegrand Empire , les Princes qui iepartagèrent souffrirent encore quel-que tems que leurs Peuples suivis-sent les coutumes qu'ils tenoientdes Romains , mais ils les perdi-rent insensiblement, & s’en sirentde nouvelles.
Les François furent Ics pre-miers à les changer, & fe voyantrétablis dans cette liberté qui leutest naturelle > ils eurent tant d’hor-reur pour ceux qui leut avoient im-posé le joug de la servitude , qu'ilsen méprisèrent jusqu’à la Religon ,& choisissant une autre forme degouvernement , ils choisirent aussiune autre maniéré de faire Uguerre.
Quand on eut trouvé Tinven-tion de la poudre, te canon suc-céda au bélier , & le mousquet àla fléché. Ce fut alors que nosRois obligèrent leurs peuples kfournir des vivres «uxarmées qu'ils