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Tome troisieme.
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de Pologne !a ration, Le GrandDuché dc Lithuanie paye sur lemême pied quatre cens rationspour ^entretien de quinze autrescompagnies de ces troupes. Lesautres Polks qui existent font foudoyéspar le Roi. La paye annuelledes Capitaines est de cinq rations,& celle des Officiers subalternesde deux.

Feu le Maréchal de Saxe avoitFormé en France en 1745. un ré-giment à'Ulans avec ragrémcntdela Cour. II étoitde mille hommes,divisé en six brigades , de cent foi-rante hommes chacune , dont qua-tre-vingts Ulans Sc quatre-vingtsDragons. Cinq cens en étoientdonc proprement Ulans Sc enavoient les armes & ['habillement,les cinq cens autres étoient Dra-gons , fans être censés Valets desTJLans , comme le font les Pacho-leks des Ulans Polonois. Aussi cesDragons étoient-ils payés par leRoi, au lieu qu’en Pologne chaqueJJLan paye & entretient son Pa-cholek , qui ne dépend que de lui.Après la mort du Maréchal de Saxeles Ulans ont subi la réforme , Scles Dragons seuls furent conservésfur le pied de régiment en faveurde feu M. le Comte dc Frise , Ma-réchal de camp , qui en fut le Mes-tre de camp : c’eft Schombcrg au-jourd'hui

L’uniforme d csUlans de Franceétoit, habit ou simarre & culottevertes, botte à la Hongroise , cas-que de fimtlor, garni d’un turbancroisé de cuir dc roussi ; la queuedu casque étoit garnie dc crins dela couleur de la brigade ; leurs ar-mes étoient une lance de neufpieds avec une banderolle, un sa-bre & un pistolet de ceinture.

L'uníforme des Dragons étoitdans le goût des troupes réguliè-res , habit veid, paremens, collet,

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bavaroise » & doublure d'écarlatffïboutons de cuivre unis, aiguillettsde laine rouge , veste ventre debiche , faite cn buHe , bordée d'é-carlate, culotte de peau , bottinesà la Dragonne qui fe boutonnoientau-deflùs du mollet, casque de si-milor,, garni de peau de chien demer, avcc deux rosettes de simi-lor , la queue du casque étoit gar-nie de crins ; leurs armes étoientfusil St bayonnette toujours mile,deux pistolets & un sabre ; le che-val étoit couvert d’une peau deloup ; ils étoient montés un peuplus bas que les autres Dragonsde Pannée , & avoient des che-,vaux plus légers.

UNIFORME. De tous lesteins il y a eu une espece d’u/ii-forme dans les troupes. Nos en-seignes militaires font la premieresource qui a produit parmi nouscet uniforme. Mais à cette pre-miere source qui n'auroit fourniqu’une distinction générale pourla Nation ,il en faut joindre d’au-tres qui ont occasionné les distinc-tions particulières dc chaque troupede guerre.

Sans se perdre, dit PAuteur duTraité des marques Nationales ,dans Péloignemetit des tems , nientrer dans la discussion de fçavoirsi les deux Peuples de PAntiqiméles plus fameux ont connu ces uni-formités de troupes, il est certainque ceux des Romains qui cou-roient dans les Cirques, soit à che-val » en charriot Sc à pied , se par-tageoient par bandes , St que cha-cune de ces bandes fe diltinguoitpar fa couleur particulière.

Mais ces distinctions étoient defantaisie. Les tems où P uniformea commencé à paroitre est assezincertain. Quelque antiquité quePon veuille donner aux habits deguerre distingues de Parmure , an