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Tome troisieme.
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ne peút la faire remonter avecquelque certitude au-dessus du on-zième siécle.

Ce n’est ni dans ler tems queles Romains combattoient, revê-tus seulement de corps d'armcs defer, ou de cuir bouilli, si justes &si bien pris » qu’iís (embloient êtremoulés fur la personne , le nom-bril & lesmammellesy étant mar-qués , ni dans celui où les Fran-çois nuds, ou du moins très - lé-gèrement habillés d’un fayon decuir, sirent la conquête des Gau-les , qu'il faut aller chercher deshabits uniformes .

C'est au tems des Croisades &des voyages que sirent alors lesEuropéens Occidentaux dans la Pa-lestine & à Constantinople , queces Occidentaux apprirent à faireusage pour se vêtir par-deilùs leursarmures, de pourpre & autres ri-ches étoffes d’Orient, & de bel-les fourrures que les Grecs tiroientde la Russe & de la Tartarie, parla mer Noire.

C'est donc dans l’onzieme siéclequ’on peut établir avec quelque cer-titude le commencement du portdes habits de couleur pourlaguerre. Les Sarrazins portoient com-munéme nt des tuniques fur leurs ar-mes , d’étosses ou unies ou rayéesqui ont pu servir à nos Guerriersde modelés pour en mettre desemblables fur leurs armures , sousle nom de Cottes d'armes.

Si les tuniques d'armcs Sarrazi-ties n’ont pas entierement donnéorigine aux cottes d’armes de nosGuerriers , elles en ont au moinsrendu le port plus commun. LesFrançois revenus des Croisades »se firent honneur au retour de pa-roître avec ee qui dénotoit leslieux où ils avoient été signalerkur valeur, & ils parurent avecde ces tuniques uniformes, qu'ilr

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nommèrent Saladines , à cause duSultan Saladm : ce qui sit prendrele nom de Salade , non-seulementà Tarmure qui se trouva couvertede la faladine , mais encore à uncasque sans crête plus léger quecelui d'usage.

La jonction de la cotte faladine »avec l'anciennc cotte ou fayonuni des François , rendit les cot-tes d'armes plus communes , &celle* - ci en commençant à pro-duire une espèce ^uniformité dansles armées, produisirent auss d’au-tres habits portés par les Noblesdans les cérémonies d’éclat.

L*Auteur ci-dessus cité ne pré-tend cependant pas que ce soit desOrientaux seuls que nous tenionsnos uniformes : ils ont une sourceplus ancienne , & ce n'est que pourie tems où ils ont commencé a êtreplus communs qu'il les a sixées à ce-lui des Croisades. Chaque Nationa toujours eu une elpece d'uni-forme.

Les Grecs & les Romains avoientpour habillement de guerre descorps d’armes de cuir renforcésde lames de fer , & qui malgréleur justesse, qui les faisoit paroîtrecomme collés sor les personnes ,avoient de ia résistance. A l’égarddes premiers François , le fayonde peau fut leur uniforme , & leurunique armure défensive , jusqu’aucinquième siécle , qu’ils s’armerentà la Romaine.

Ils conservèrent cette mode jus—qu'à Charlemagne , qu'ils reprirencleur ancien fayon de cuir, auquelon ajoura ie hautbert, autre fayoncomposé de mailles de fer pourêtre mis fur le premier.

Dans cet habillement un Guer-, rieV avoir pour uniforme un trico-'■?hge de fer de pied en cap. Cha-rdon , veste , bas - de- chauííèsL 1 ii}

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