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tout en étoit, & Phahtt complets'appclloit squammat* veflis , habità écailles.
Le hautberr ou Phabit maillé »fut d'ufige jusqu'au tems du RoiCharles VI. qu’on le quitta pourreprendre Parmure de fer battu ,qui pour former un armement com-plet , consistoit en un casque &une cuiraslc, i laquelle se juignoientdes braflarts , des cui/ïàrts & desgrèves.
Le hautbert céda fa place à lacotte darmes , qui sons CharlesVII. fut comme im uniforme deguerre , propre par fa.forme i ladistinction générale de tous lesGendarmes , & par fa couleur à ladistinction particulière de chaquecompagnie de ces Gendarmes. UnCommandant communiquoit lacouleur de fa cotte à tous les hom*mes (Parmes de son commande-ment ; cn sorte que toutes les cot-tes d'une compagnie se trouvantde la même couleur, cela com-mença h former ce qui s'appclleaujourd’hui uniforme.
La multiplication > dans les ar-mées, de l’h.bit dont je parle, lerendit ce qu’avoit été chez les Ro-mains le bouclier ; c'est -à- dire .une efpece d’habit historique , quipar son inspection momroit plu-sieurs choses à la fois. D’abordpar fa couleur & par le symboleprincipale qui paroislòit deflùs , ilmoniroit quel étoit le Comman-dant d'une troupe. Outre cela , ilparoifíòit fur la cotte d’auires nur-<)ues pour accompagner la domi-nante , & celles - ci consistant cnchitfrcs numéraires , montraientencore plus affirmativement le nomd'un Commandant , son cri deguerre , sa devise, ou le rang desa troupe. Ainsi la cotte chargéede différentes marques suroît pfi 1regardée comme un habit iris-
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tructif, par le moyen duquel o#ipouvoir apprendre ce qu'apprcnoítle bouclier d’un Soldat Romain.
A la cotte succéda le hoqueton,cspcce de mantille » qui bientôcdevenue casaque , parce qu'on enferma les manches & qu'on rou-vrit par devant, fut un habille-ment plus léger & plus commodeque la cotte. Un Guerrier qui laporroit agrassée au cou , la rejet-toit en arriére dans le beau tems»pour laitier voir fa brillante ar-mure , & la tenoit fermée dans lemauvais tems pour conserver cettearmure. Par-là !a cotte d’armesacheva de se perdre dans les ar-mées , & elle ne parut plus quedans certains Tournois ou Carou-sels , op l'on vouloir conserver de$traces de i’ancicnne Chevalerie.
La casaque d'ordonnance conte-noic mieux dans le devoir !e mili-taire , que tout autre uni/orne. Parla casaque , on connoi/ïòit de quellecompagnie étoit un homme quífiusoit du désordre. Les torts qu'ili commettoit étoienr réparés par fouCapitaine. Chaque Capitaine étoit; responsable dc ses gens. Asirv deconnoître aisément de quelle com-pagnie étoit un coupable » la Courenvoyoit dans chaque Junfdictiondu Royaume un échantillon de lalivrée de chaque compagnie d'or-donnance qui se trouvoit sur pied.
Cependant il faut que l’uniformedans les casaques ait été négligédepuis le régné de Louis XI. puis-que François I. par une Ordon-nance de tszz. pour ôter touteexcuse fur la dépense qu'il auroirfallu faire en certains cas pouravoir un uniforme complet , fecontente que les Archers -aient àleurs casaques une manche dc lalivrée du Capitaine.
Pendant que les casaques mili-tait*! furent d'usege.» elles é:oieat