JÌ É G L E M E N T que le Roi a jugé d propos de fairefur Vancicnnetè de service que devront avoir les Officiersqui feront préposés pour commander des régimens «
Du 29 Avril 1758.
DE PAR LE R O L
S A Majesté , vivement touchéedes abus qui se font introduitsdans ses armées, & n’ayant rienplus h cœur que de les déraciner en-tierement, pour assurer & augmen-ter » s'il est possible , la bonne ré-putation que les troupes Françoisesle font acquise depuis si long-tems , s’est fait mettre fous lesyeux les objets que l'on peut re-garder comme la source du relâ-ehement de la discipline ; & parle compte qui lui en a été rendu ,Elle a reconnu qu'ils dévoient êtrerapportés à deux points princi-paux qui lui ont paru dignes detoute son attention : le premier ,une ambition mal entendue &trop impatiente, qui a fait tom-ber dans une efpece de discréditVétat de Capitaine » si nécessairecependant , (ì honorable , & dontles fonctions bien remplies assu-rent le salut des Armées & celuide l'jEtat z Sa Majesté a pensé quecette erreur dangereuse a pû êtrefavoriíëe dans la plupart des es-prits par la multiplication desCommuions de Colonel, qui, enrendant cc grade plus communqu’il ne devroit Pctre , a diminuédans l’opimon le prix des gradesinférieurs : le second, lc peu d'ex-périence de ceux qui se sont trou-vés à la tête des Corps , par desavancemens prématurés qui ne leuront pas laissé le temps d’appren-drt à commander, en obéislàm >
& d’acquérir les connoiflances cfcsemielle* d’un métier ou la valeurn'eít pas le seul mérite qui doivecaractériser un Officier.
Sa Majesté , toujours diseoséeìs récompenser k : s belles action*par des grâces , & également per-suadée que les grâces doivent tou-jours être des récompenses méri-tées , a réglé que les Commission*de Colonel leront désormais le prixdes actions éclatantes faites à laguerre par des Officiers de gradeinférieur, actions dont le servicede Capitaine est si susceptible, 8cdont il a fourni tant d’exemples*
Et Sa Majesté ayant une justeidée de toutes les qualités néces-saires à ceux de qui dépend iemaintien de la subordination Lcde la discipline dans les Corpsdont le commandement leur estconsié, & regardant les Colonel*comme la pépinière des Générauxqui doivent assurer la gloire &f honneur de la latrie par le succès&. la réputation des armes , Ellea jugé qu'EUe ne devoir placer àla tête des régimens, en cette qua-lité , que des Officiers dont les ta--lens fussent éprouvés, dont la sa-gesse &. la fermeté fussent con-nues , & qui » par la connoissancedes hommes , par celle des de-voirs d’un Colonel » par Inexpé-rience & par l'étude du métier,fussent en état d'exercer dsene-. ment & efficacement l’autoaté en-ticrc