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Tome troisieme.
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tfere dont ils doivent être revî- f nánt, d'Enseigne , de $ou$-Líeu-tus. . tenant , ou de Cornette , & cinq

En conséquence Sa Majesté a en celle de Capitaine dans Pin*décidé que dorénavant aucun Of- fanrerie , la Cavalerie , ou lessicier ne pourra être pourvu d’un Dragons. Fait à Versailles le 19régiment , qu'il n’ait auparavant Avril 1758. Signé LOUIS. Etservi au moins pendant sept an? , plus bas , le Maréchal Duc 0 Bdom deux en qualité dc Lieute- 1 B elle- I ;li,

C O P 1 E de la Lettre Circulaire que M. le Maréchal Duc deBclle-IJle , Ministre & Secrétaire d'Eeat de la guerre »a écrite à tous tes Colonels.

Depuis nie le Roi m'a confié leDépartement de la guerre , Mon*steur, vous ne doutez pas qne je nesoir sérieusement occupé de remé-dier k toutes les causes du relâ-chement excessif de la disciplinedans presque tous les Corps & sesparties. Une des principales estfans doute !a vénalité des em-plois & des charges oui s'est in-troduite fous plusieurs formes dans^Infanterie, & qui y produit lesabus les pins pernicieux & lesplus destructifs de toute émula-tion. En effet, de-li vient que lesanciens Officiers , dont Inexpérien-ce pourroit être encore utile auservice » prennent le parti de seretirer, séduits par Nappas des som-mes qui leur sont offertes ; queler anciens Lieutenans , quoiquebons Sujets, nc peuvent espérerde parvenir aux compagnies , s’ilsne sont en état de l.s acheter,& que la Noblesse , cette portionfi précieuse de l’Etat, dont elledoit être la force & le soutien ,se trouve exclue des emplois aux-quels elle est appellée par fa nais-sance, si le défaut de fortune Terri-pêche d’acheter à prix (Vargent lesoccasions quselle recherche de té-moigner son zele.

De-là ces mutations si fréquen-

Tome III,

tes dans la composition des Offi*ciers de chaque régiment ; cesavancemens qu'une aisance plusou moins grande détermine , fanségard au mérite des anciens; &ce mélange de sujets introduitsdâns les Corps, au préjudice dela Noblesse , par Targent qu'ils ontdonné pour v être admis.

De-là enfin la négligence desanciens Officiers , plus excités parPintérêt à penser â la retraite, quepar l’émulation à s'occuncr du er-vice , Je mépris de Ja subordina-tion qui n'est pas soutenue dansPopimon des inférieurs par Tau-torité des anciens , & la déca-dence de la discipline , qui estune suite nécessaire du mépris dela subordination,

II seroir difficile que ces abus f*fussent accréditas au point ou ilsle font actue'lement , fans le con-cours des Chefs des Corps ; &Sa Majesté ne juge pas que, pourdifcu'ner à cet égard un Colonel »il suffise qu’il n'applique pas à sonprofit les sommes exigées. Le Roine peut se persuader qu*un Colo-nel soit capable d'une manœuvreaussi basse ; il îe regarderoit com-me tout-k fait indigne d’occuperune place , où ne pouvant avoirl’estime de ceux qu'iî commande, UR t