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Vol. I.
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De I» guér-ie civile

Xiv. II.

k> 447-Oros. Hist.VI. eh IS

C*s. de 6.C. 1. 24.

que Pompée pouvoit lui opposer. Celui-ci dispofoit, pour ainíì dire, dureste de l’Empire. La Gréce & toutes les Provinces conquises de TOrient,l’Afrique & T Espagne, dont il étoit Gouverneur, respectaient ses ordres.L’Italie 6c la ville de Rome même étoient dans ses intérêts; 6c il est cer-tain qu au moment que César pasïa le Rubicon, 1 ompee avoit dans la seuleItalie plus de dix légions fous les armes, malgré le reproche qu’on lui fitde n’avoir pas pris assez de précautions. On fait qu’il passa avec cinq lé-gions deBrindes enÉpire, 6c qu’outre la perte de trente Cohortes qui étoientL Corfinium, César en surprit 6c en débaucha beaucoup d’autres qui étoientdispersées dans les différentes villes de TItalie. En deux mois de temps cegrand homme lui enleva la plus grande partie de ses ressources 6c acquitune supériorité, que toutes les forces de Pompée n’étoient plus capables decontrebalancer.

On s’étonne que César commençât la guerre avec cinq mille hommes,auxquels étoient joints trois cent chevaux, selon ce qu’Appien rapporte.II dit lui-même dans ses Commentaires, qu’il passa la Frontière de faProvince avec la feule treizième légion. Cependant il est à remarquer,qu’ il ne choisit de toute son armée, que trois de ses vieilles légions pourêtre employées à cette importante expédition; la Huitième, la Douzième 6cla Treizième ( I. ). Lorsqu’il marcha à Brindes pour forcer Pompée à pas-ser la mer, il se trouva à la tête de six légions, dont trois n’avoient mêmeété levées que pendant cette expédition.

Avant que la guerre éclatât, les Républicains s’étoient mis en tête, queplacé dans les Gaules, entre les deux grandes armées de Pompée, dont l’u-ne gardoit T Espagne 6c l’autre T Italie, César n’attaqueroit jamais Tun oul’autre de ces Pays, fans avoir l’ennemi à dos, 6c fans exposer les Gaules àêtre envahies. Ce spécieux raisonnement séduisit la plupart des Sénateursde Rome, ôc précipita la guerre. Cicéron même *) ne fut pas exempt de ce

*) Ad Famil. XVI. 12. Sin autem ille magnoshabebamus, putabamusqueillummetuere^{Cnêfit'J suif conditionibus jìare noluerit, bel- si ad urbem ire coepìsisiet , ne Gallias amitteret ,lutn pafdtutn esi ; ejusmodi tainen, qnod siijli- quas ambas habet inimicisisimas , prxter Transinere ille non pojjìt, prœsirtim cmn a fuis con- padanos ; ex Hijpaniaque sex legiones , yditionibus ipfi singerit: tantummodo, ut eum magna auxìlia , Asiranio çsi Petreio ducìbusintercludamus , ne ad urbem pojsit accédere: habetatergo . Videtur, siinjanict, posie op-quod Jperabatnus fieri pojje. Dileffus enim primi , tnodo ut urbe sialua.