EN ESPAGNE.
Se ct. IL
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les cohortes qui compofoient la seconde & la troisième ligne, toute l’armeese trouvoit enbataille avec toute la promptitude imaginable. En supposant même plus de légionsdans Farinée, & les légions plus nombreuses, comme elles l’étoient dans la fuite, cet-te manière de se déployer, étoit toujours la plus facile & la plus propre à mettre promp-tement Parmée en bataille. On ne sauroit aussi douter que de la même manière dont leslégions se formoient en bataille, elles ne se soyent ausíi remises en colonnes de marche,
& que ce n’aycnt été les sections des ailes qui se soyent ébranlées les prémieres. Tite Li-ve le dit expressément en décrivant la manière dont Paul Emile rompit ses lignes lors-qu’en présence de Persée, il ramena successivement Parmée au terrain, ou il s’é-toit proposé de camper. II falloir pour lors que les Sections qui avoient fait un à droite°u un à gauche pour se mettre en ligne, déployassent à présent vers le centre en senscontraire, après avoir avancé ou reculé selon l’étendue du terrain que la colonne avoirà occuper, desorte, que lorsque les légions marchoient par leur droite, c’étoient les co-hortes de l’aîle droite, qui avoient en marche la tête de la colonne, & celles de l’aîlegauche, qui en avoient la queue. Le contraire arrivoit, lorsque larmee marchoit parla gauche.
Ces manœuvres ne font pas controuvées, elles font analogues a la nature de ces corpsrangés siir beaucoup de profondeur, & qui n’etant que des sections distinguées dans laligne par de grands intervalles, ne pouvoient íe rompre que íeparement. Elles répondentencore à la distribution des campemens des Romains, comme Polybe les décrit & ala maxime, suivant laquelle les armées fe rangeoient en bataille & marchoient commeelles étoient campées. Auíîr Polybe, en rendant raiion de 1 espace vuide qu on laií-íbit entre le rempart & Pallignement des tentes, dit expressément, qu’on avoit égarddans cet arrangement à l’ordre que les cohortes dévoient observer en décampant ; Scle chapitre de l’ouvrage de Caton dont j’ai cité le fragment, traite du rapport des ordresde marche aux différentes manières de sortir du camp.
On observe donc que dans les camps Romains, les dix cohortes de chaque légion V. 2étoient campées dans leur profondeur, de façon quelles faifoient face en dedans & Pi-IV.quelles étoient fournées par leur flanc du côté de la porte Prétorienne. Tout le devantdu camp &l a moitié du terrain, étoit occupé par des troupes destinées à faire l’avantgarde& à cotoyer la marche ; ainsi que par la Généralité & par tout ce qui formoit pourlors le quartier général, avec les corps de garde à pied & à cheval.
Le devant du camp vuidé, les légions gagnoient tout le terrain nécessaire pour feremuer. Les chevaliers ayant été campés au centre des cohoites, precedoient leurmarche. Les manipules fe serrant ensuite & formant les cohortes, les légions ne pom-ment s’avancer autrement que f une après l’autre. Les cohortes de chaque légion quiétoient le pl lls p r £ s j a porte Prétorienne, commençoient la marche, suivies parles au-tres dans le même ordre dans lequel elles avoient été campées. Si c’étoit une des lé-gions alliées, qu i devoit marcher la prémiere, il falloit qu’elle s’avançât avec toutefe profondeur, jusqu’au rempart & qu’elle marchât pour lors, après avoir Lit un a
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