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Vol. I.
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GUERRE DE CÉSAR

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mieux fortifiée de toutes, chassa fa garnison qui confistoit en trois cohor-tes que Varron avoir placées dans la citadelle.

Ce fut dans ces circonstances que Varron prit à la fin le parti de semettre avec ses troupes en chemin, pour gagner l’Isle de Cadix. II y avoirdéjà quelque temps qu’il avoit fait occuper la ville par six cohortes quecommandoit certain Chevalier Romain nommé Gallonius. Cet homme,ayant commencé par s’emparer de toutes les armes, qui se trouvoienr dansles arsenaux de la ville 6c même de celles qui appartenoient aux particu-liers, fembloit être Hen résolu à s’y défendre. Mais le manifeste de Cé-sar fut à peine parvenu à la connoissance des Magistrats de Cadix, qu’ilslui débauchèrent les tribuns des cohortes, & obligèrent Gallonius, pourne pas s’exposer à quelque mauvaise avanture, à vuider incelsament la ville.II se retira donc 6c donna cette nouvelle à Varron qui étoit en chemin.Bientôt une des deux légions qu’on appeiloit Uernacula , parce qu’elle étoittoute composée des citoyens Romains nés dans la Province, se sépara deson armée en plein jour, & sous ses yeux, fans qu’il fit la moindre op-position, 6c marcha droit à Hispalis. Elle entra de même dans cette ville,n’y trouva pas la plus petite résistance 6c resta fous les armes dans la placepublique 6c fous les portiques , ne commettant aucune hostilité. Les ha-bitans charmés de la disposition de ces légionaires, se hâtèrent de les con-duire dans leurs maisons, ôc de leur faire un bon accueil. Varron un peuconfus J de cette désertion, 6c-peut-être chagrin de se voir prévenu parlès troupeS, doiifc cet abandon diminuoit le mérite de fa propre soumission,tourna-à la fin ses pas du côté d’Italica autre ville considérable de cetteProvince. Mais à peine eut-il fait quelques pas, qu’on vint lui annoncerque les Magistrats en avoient également fermé les portes, 6c que tous leshabitans avoient pris le parti de Césiuv >' i >'

J Après tous ces contretemps, 11 semble, que Varron fut en effet danSla neceflìté de se rendre. 11 envoya dire à César qu’il étoit prêt à remettrela légion quì l u i étoit-encore restée fidèle, à qui il l’ordonneroit. Le vain-queur chargea son parent Sextus César de> la commission de la prendre àion service, tandis que le Lieutenant de Pompée vint en personne à Cor-ddùe faire ses soumissions. II lui rendit exactement compte de l’état deProvince, lui remit rout l’argent qu’il en avoit tiré, 6c lui indiqua, ohétoient les dépôts de vivres & les vaisseaux qu’il avoit rassemblés. En exa-

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