EN ESPAGNE .
Sect . IX.
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à Metius Pomposianus, à qui PEmpereur Domitien en fit un crime capital. C’est le Sueronevieíens du depiclus in metnbranis orbis terrarutn de Suetone, où les interprètes ont deDomi-voulu changer le pluriel Membranis dans le singulier Membrana, faute d’y avoir fait tien ch * I<5 *
attention.
Ve^eceau troisième chapitre de son troisième livre dans lequel il copie les bons au-teurs de l’antiquité, recommande très expressément aux officiers qui sont chargés des expé-ditions militaires, de fe pourvoir de bonnes cartes, & d’étudièr avec soin le terrain &la situation du pays. U distingue les itinéraires écrits à la main de ceux qui étoienten peinture, Adnotata & Picla . If itinéraire qu’on a sous le nom d’Antonin Auguste
est de la premiere espece & contient le simple exposé des distances d’une ville à l’autre& des différentes routes des provinces de l’Empire. II est certain que de pareils iti-néraires étoient d’une grande utilité pour I’officier Romain. Les tables de Peutingerreprésentent les mêmes routes, tracées en lignes parallèles fur une grande carte devingt & un pieds, mais fans égard à la situation des lieux ni des provinces * ). Le sa-vant Wesseling croit que c’étoient ces itinéraires en peinture ou picla dont Vegece Dansiaprt-parle. Mais comme cet auteur exige en même temps que les Généraux s’en fervent s °”
pour apprendre à connoitre le terrain & régler en conséquence les mouvemens des l’itinerairearmées, il faut bien que ces cartes ayent été plus détaillées, que celles des tables de Peu- d’Antonìn.tinger. Il paroit que Vegece a voulu désigner fous le nom d 'Itinéraires peints les Liv.Lch.i.cartes que Ptolomée appelle chorographiques, & qui suivant son idée dévoient repré- •senterun pays avec toutes ses variétés, fans aucun égard à la juste situation des lieux parrapport aux cercles de la terre; dans celle-ci dit Ptolomée: ,,il ne s’agit que de lignes„& de points; mais les cartes chorographiques ou topographiques exigent la main
*) On fait que Conrad Celtes avoit trouvé cettecarte aSpire, dans quelque ancienne Bibliothèque& qu’ il l’avoit cédée k Peutinger savant célébrédu seizième fiecle & Magistrat respectable de laville d’Augsbourg. Velserus, Ortelius, Horniusl’ont publiées k différentes reprises, k la grandesatisfaction des savans.qui ont toujours regardé cespieces comme des restes très précieux de l’anti-quité. Cependant les éditeurs n’ayant eô, ni leloisir, ni l’occasion de les conférer exactement avecl’original, elles étoient remplies de beaucoup defautes, qui en diminuoient le prix & bornoientfutilité qu’on en auroit pu tirer.
Heureusement l’original étant parvenu k la bi-bliothèque impériale de Vienne Mr. de Scheybsavant très distingué de cette ville, l’ a collation! denouveau avec une scrupuleuse attention, & en aprocuré une édition très exacte & très belle qui aparu k Vienne en 17 J 3. II rend compte de son tra-
vail dans les dissertations qui précédent les cartes,& il y étale en méme temps une grande éruditionrelativement k l’étude de l’ancienne Géographie;
11 tache ausli de prouver que c’est fous le régnéde l’EmpereurThéodose que cette carte fut dressée.Mais les noms de plusieurs villes dont la fondationétoit postérieure k ces temps, semblent renserroer despreuves non équivoques, qu’elle n’est pas aussi an-cienne. II est évident que la composition de cettecarte n’a pas été I’ouvrage d’un seul homme, nid’un seul siede. II y eut toujours, tant fous le ré-gné d’Auguste & de Trajan, que fous les Anto-nins & les Constantins, de pareils itinéraires, oudessinés comme font ceux -ci, ou tracés k la maincomme est celui qu’on a sous le nom d’An-tonin. L’auteur les a employés indistinctement,pour compiler les tables que nous avons. Maisce travail paroit avoir été entrepris long temps aprèsle siede de Théodose le grand.
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