DE CESAR Sect. II. 301
cause de son voisinage de l’Italie & de Rome. Comme on e'toit danS la nécessité d’yentretenir toujours de fortes armées, les Gouverneurs à qui on en confia le comman-dement, se failòient craindre & étoient en effet plus à portée & plus en état de formerdes entreprises contre la République. C’est pourquoi Antoine ne crut pas pouvoir venirautrement à bout de son desíein & abattre le parti du Sénat, qu’en dépouillant DecimusBrutus du gouvernement de cette Gaule Cilalpine, & Auguste pour affermir son Em-pire en Italie, aima mieux donner le droit de bourgeoisie à tous ses habitans, que fevoir dans la nécessité d’y entretenir des armées comme dans les autres provinces.
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Hirtius appelle les trois légions de la Gaule Cisalpine, la septieme, la huitième,& la neuvieme. II faut bien que la dixieme fut celle de la Gaule Narbonnoise, parcequ’il n’y avoir que ces quatre, que César eut sous ses ordres au commencement de la guer-re des Gaules.
(m) à la même page.
Voyez la Harangue de Cicéron de provinciis Consul : Chap. 1 3 • & Dion CafliusLiv. XXXVII. Ch. 48. Ce dernier fait mention des beaux exploits de Servius Gal-ba dans cette guerre, lorsqu’après avoir p aile le Rhône, il perça dans le pays des Al-lobroges, & qu’il y prit la ville de Solonium. Ce même Servius Galba servit en-suite comme Lieutenant dans l’armée de César & fut détaché à la tête d’une légion dansce même pays pour couvrir le passage des Alpes. Il fut attaqué inopinément dans lesquartiers d’hyver qu’il avoir pris dans le haut Valais, & fe tira d’affaires avec beaucoupde bonheur & de résolution. On remarque dans cette occasion que César le choisit pourcette expédition comme celui de ses officiers Généraux, qui ayant déja fait la guerre dansce pays difficile, en devoir mieux que les autres connoître le terrain. Comme il pa-roi t par le récit de Dion, que Pomptinus avoit plus d’une légion fous ses ordres, ilest vraisemblable que les trois autres légions de la Gaule Cisalpine avoient aussi déja servidans cette guerre. Ce fut cette même guerre que les Allobroges excitèrent après la con-vention faite par leurs députés avec les adhérans de Catilina, que Cicéron à ce qu’ildit lui même dans fa harangue avoit détournée dans le temps de la conspiration.
(IV) pag. 298.
L’armée de César à la bataille contre les Nerviens n’étoit composée que de huit lé-gions; de quatre vieilles, de deux qu’il avoit levées Tannée passée en Italie, & de deuxqu’il venoit de former dans la Lombardie, peU de temps avant la bataille. II dit luimême avoir laisse les deux dernieres auprès du bagage. Parmi les six dont il détaille ladisposition, il nomme outre les quatre vieilles, l’onzieme & la douzième. Il est donecertain que c’étoient celles, dont il s’agit ici.
(V) à la même page.
R y avoit dans ce temps en Espagne dedans l’Afrique six légions que Pompée réunitdans la fuite, comme nous le dirons tantôt. César en avoit trouvé quatre dans les Gaules,
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Sigon. dejure ItalixL.III. Ch. ím
Cés. de la G.des GaulesL.III, ch.i.