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& Craílus étoit à la tête d’onze légions, avec lesquelles il fit la guerre aux Parthes. Cefont les vingt & une légions dont j’ai parle dans le texte, & les trois puissantes arméesdont Florus dit que les Triumvirs s’étoient emparés.
(VI) pag. 199.
Les argumens dont je me fers pour prouver la dénomination de ces légions, fontconcluans. L’armée de César n’étoit pour lors que de huit légions. II a marqué lenom de six premieres avant que les deux dernieres ayent été levées ; mais depuis leurcréation on voit qu’il fait mention de la treizième & de la quatorzième. 11 faut doncnécefíàirement que ce fussent les noms de celles qu’il avoit nouvellement levées. Lors-que la treizième pasià en Italie, César avoit déja renvoyé les deux légions, que le Sénatlui redemanda, & son armée fut réduite alors au nombre de huit.
(VII) pag. 300.
Hirtius dit : Nam Cn. Pompe/us legionem primant quam ad Cœfarem miferat con -les L VIII f c ^ am ex deleclu provinciœ Cœfaris , eam tanquam ex suo numéro dédit : Car Pom-ch. 54. pée donna La premiere Légion qu!il avoit envoyée à César, comme une des Jîennts ,quoiqu!elle eut été levée dans la province du dernier. II appelle cette légion la pre-De la guerre m iere en tant qu’elle appartenois à l’armée de Pompée. César en faisant le dénombre-tlV »h 88 ' ment: âes troupes à la bataille de Pharfale, dit expresiement que des deux légions qu’ilremit à Pompée, l’une fut appellée la premiere, & l’autre la troisième, d’ou il pa-roit, qu’ elles ne reçurent ces nouveaux noms qu’après qu’elles furent jointes auxtroupes de Pompée.
De la guer-re des Gau-
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SECTION III.
a loi que Vatinius avoit fait agréer au peuple, lui avoit donné lexxxvm i commandement de trois légions auxquelles, à ce qu’on dit, le Sénatch. g. ajouta la quatrième. Mais étant de concert avec Pompée & Craílus, ilobtint aisément la prolongation de son gouvernement pour cinq autres années,Suetcm.Ce's. àvec un nouvel arrêt du Sénat qui en autorisant l’augmentation de son ar-
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tarque. cd- mée jusqu’au nombre de dix légions, lui en assura en même temps l’entretiensar ‘ aux frais de la République. Cicéron parle avec douleur de la complaisance11 âu Sénat, qui lui accorda un pouvoir qu’il auroit à peine obtenu du peupleeh. 437. dont il étoit l’Idole. Dans la lettre de Cicéron il eít dit qu’on lui assigna enlib. 1. e p . même temps de la part de la République dix Lieutenants : Stipendium Cce-famî. 7. j ar i decretum efì, & decem legatï. Ces Lieutenants étoient ordinairement despersonnes distinguées par leurs mérites, 6 c par leurs charges, qu on associoit