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Vol. II.
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DE CÉSAR. Sect. III.

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le terrain d’atteîndre Fennemi, 41s succombèrent aux traits qu’on leurlançoitde loin; & ce fut ordinairement la faute des Généraux, qui donnerentlieu à ces rencontres. Du temps de César où Fart de la guerre étoit dansla plus grande perfection, on n’ofa pas fe priver des avantages qu’on tireen certaines occasions des armes de jet. C’est pourquoi on leva chezles nations dont la réputation pour ce genre de milice étoit établie, descorps nombreux d’archers & de frondeurs, & on les joignit à F armée,à proportion de la force des autres troupes.

L’infanterie légere de César étoit composée en partie de Crétois qui p af-férent de tout temps pour de très bons archers, & en partie d’habitans desIsles Baléares, renommés principalement pour leur grande dextérité dansle maniement de la fronde. II eut encore un autre corps considérable d’ar-chers, dont il fe servit avec succès dans toutes ses guerres. Ses conquêtesdans les Gaules lui facilitèrent les moyens d’en lever parmi les habitans dupays, dont la plupart de ceux qui ne fervoient pas à cheval, faifoient usage q v . {de f arc & de la javeline (IV). Ch. 48 .

La différence entre une cavalerie pesamment armée, qui combat en li-gne 2 c celle qu’on n’employe qu’aux escarmouches, aux patrouilles, ou auxreconnoiffances, n’eut pas lieu dans l’armée de César, ni même dans celledes autres Généraux Romains. Quelques peuples barbares de Forient, ac-cabloient encore les hommes Lc les chevaux, fous le poids inutile d’armesdéfensives Lc offensives, telle étoit la cavalerie de Tigrane que Luculle ren-versa si aisément. Mais César feservoit indifféremment &dans toutes les occa-

sions qui fe présentoient de ses Gaulois, de fes Allemands & de ses Espagnols.

La lance 6c l’epée étoient leurs seules armes offensives, & s'il y avoit quel- Guisehard.que différence entre les escadrons, elle étoit relative à la bonté des chevaux,que les uns avoient peut-être meilleurs que les autres. Nous avons dit que mar s uessurCésar eut dans son armée quelques escadrons de Numides qui formoient latroupe la plus leste & la plus hardie qu’on connut alors. Mais il ne paroîtpas par ses commentaires qu’il s’en soit servi préférablement aux autres; aucontraire on voit que dans les occasions qui exigeoient principalement leservice dune cavalerie légere & leste, il employoit toujours les Gaulois & lesAllemands. Auííì les auteurs ne distinguent-ils pas la cavalerie pesante de lalegere, comme ils le font à Fégard de Finfanterie. L’armée la plus complété Appîen de& à laquelle rien nemanquoit, fut selon Appien, celle que César avoit aífem- n£j

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